Présidentielles Législatives 2012

Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 14:28

http://a6.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc7/156161_10150732773181946_600461945_9766388_643481718_n.jpgPar Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen. Avec toutes les électrices et électeurs de gauche, progressistes et de l’écologie politique, nous nous réjouissons qu’une majorité nette de nos concitoyens vienne d'élire François Hollande et de mettre fin au sarkozysme.

 

La page est enfin tournée d'un quinquennat de la régression sociale et démocratique qui a fait tant souffrir notre peuple, tant défiguré et affaibli notre pays, tant stigmatisé, tant divisé, tant opposé les uns aux autres en piétinant les plus belles valeurs de notre République. Comme vous, ce soir, nous sommes soulagés, heureux et nous félicitons chaleureusement François Hollande pour son élection. Une victoire à laquelle nous avons activement participé.

 

Avec lui tout peut commencer

 

Nous souhaitons ardemment, dans l’intérêt de nos concitoyens, que la gauche réussisse, qu’elle s’attaque à la crise, qu’elle améliore la vie quotidienne de chacune et chacun. Le défi est immense car les puissances d’argent, les institutions européennes, la droite, l’extrême-droite et le grand patronat vont se mobiliser pour dresser des obstacles sur la route des changements que vous espérez depuis si longtemps.

 

Le nouveau pouvoir aura besoin du rassemblement et de l'intervention du plus grand nombre. Il aura besoin de l'union la plus large et pourra compter sur l'apport de la force politique nouvelle qui a si puissamment émergée dans cette élection présidentielle, le Front de Gauche. Unitaire, indépendante et autonome, votre appui, votre soutien lui seront nécessaires pour que soient adoptées par la nouvelle Assemblée Nationale, des lois portant les urgences sociales, écologistes et démocratiques, avec notamment l’augmentation du pouvoir d’achat, le retour à la retraite à 60 ans, la défense de la sécurité sociale, la construction de logements accessibles par toutes et tous ; des moyens pour l’école et la formation et une dynamique nouvelle de création et de sécurisation des emplois, le changement du secteur bancaire, des droits nouveaux pour les salariés.

 

Beaucoup va donc dépendre du nombre de députés du Front de Gauche qui seront élus en juin prochain. Avec eux, vous pouvez être assurés que vos attentes seront défendues avec la volonté de bousculer les institutions européennes et ne pas appliquer le traité d’austérité Sarkozy-Merkel

 

Une brèche vient de s’ouvrir qui libère des forces pour une République nouvelle, un pays apaisé, où chacune et chacun peut contribuer au changement.

 

Ensemble, ce soir partageons l'immense joie de la victoire. Ensemble, demain, partageons notre réussite commune.

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 20:05

La porte s’est entrouverte. Depuis 5 ans, Nicolas Sarkozy avait cadenassé l’avenir. Sourd aux aspirations et aux détresses, niant la souveraineté populaire, jetant le pays dans des expéditions militaires, ravivant les flammes de la xénophobie et de la division, faisant des jeunes le laboratoire de ses mesures antisociales.

Son projet s’est avoué, très vite, détruire les garanties collectives et faire du pays le jouet de l’oligarchie financière.

Le Mouvement des Jeunes Communistes de Seine Maritime se félicite de la défaite de Nicolas Sarkozy et de cette droite aux relents xénophobes.

Cette victoire de la gauche est due au rassemblement d’une gauche forte de sa volonté de mettre un terme à cette politique s’approchant dangereusement du pétainisme.

 Le Front de Gauche et les Jeunes Communistes ont fortement participé à la victoire du candidat socialiste. Par notre campagne que nous menons depuis 5 ans pour lutter contre cette politique réactionnaire et gagner de nouveaux droits pour les jeunes, nous avons pu ramener de nombreux jeunes vers les idées et le vote de gauche, et ainsi ne pas sombre dans les idées de haine et de division distillé par l’UMP et le FN.

Pour notre génération qui n’a connu que la droite au pouvoir un nouvel espoir s’ouvre devant nous, celui d’une France de la solidarité, du partage et de la paix.

Mais pour que la porte s’ouvre, il faut que la gauche réponde aux aspirations populaires, tout particulièrement celles des jeunes.

Augmentation des salaires, politique industrielle, autonomie des jeunes, planification écologique, réformes pour une école du savoir et de l’émancipation de la maternelle à l’université, voici les mesures d’urgence qu’une politique de gauche doit mettre en place.

Les Jeunes Communistes de Seine Maritime se félicitent de la victoire de François Hollande et donne rendez-vous pour les élections législatives dans 5 semaines et dans la rue pour engager les batailles nécessaires pour l’adoption de ses mesures.

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 09:53

 

 

Le candidat socialiste a au mimimum fait jeu égal avec son contradicteur de l'UMP. C'est le principal enseignement du débat de l'entre-deux-tours de ce jeudi soir.

François Hollande a tenu bon lors des attaques frontales menées par Nicolas Sarkozy. Ce dernier, en retard dans les sondages, n'a pas marqué de point décisif.

Retrouvez le débat en détail ici.


  • 21 heures. Place d'abord à la conception que Nicolas Sarkozy et François Hollande se font de leur présidence, en cas d'élections.

François Hollande: "Je serai le président de la justice, car nous traversons une crise grave. Les privilégiés auront été trop protégés. Je serai aussi le président du redressement. La France a décroché. Je veux être le président qui redressera l'emploi, la croissance. Je veux être aussi le président du rassemblement. Pendant trop longtemps les Français ont été divisés."

Nicolas Sarkozy: "J'ai écouté Monsieur Hollande, c'est assez classique. Il a dit qu'il serait un président extraordinaire. C'est classique. Je veux que ce soir ce soit un moment d'authenticité; Je veux que les Français choisissent. La France n'a pas le droit à l'erreur. Mon ambition est qu'à la fin de ces deux heures que tous ceux qui écoutent aient des idées précises. Le rassemblement, c'est quand on parle à tous les Français. Je ne suis pas un homme de spartes. J'ai parlé à tous les Français, y compris ceux qui n'ont pas les mêmes idées. Ce débat doit être ce moment de démocratie où les Français peuvent dire, les candidats ont été vrais. "

François Hollande: "Chacun sera authentique. Nous nous parlerons face à face, directement sans qu'il y ait quelque chose à cacher. Revenant sur le rassemblement. Si vous avez le sentiment que pendant 5 ans vous n'avez pas opposé les Français, je vous donnerais quitus. Mais je sais que les Français ont le sentiment. Je dois avoir le sens de la réunion. je ne distingue pas le vrai travail du faux, les organismes qui me plaisent ou qui ne plaisent pas, qui est né ici, depuis combien de générations. Car je pense qu'on est tous Français "

Nicolas Sarkozy: "J'ai une preuve de rassemblement. Il n'y a pas eu de violence dans mon quinquennat. Je suis le seul président qui a eu à faire face à des manifestations de masse qui ont contraint à enlever des réformes. Pendant 5 ans, je n'ai eu qu'une seule volonté, qu'il n'ait pas de violence. Y compris lors de la réforme de la retraite. Il n'y a pas eu d'émeute. La France a avancé dans la réforme sans violence, y compris pour le service minimum.

François Hollande: "Je vais continuer. Vous dites il n'y a pas eu de violence. Heureusement, ça tient à des organisations syndicales, à ces corps intermédiaires qui ont pondéré. Heureusement qu'il y a eu des partenaires sociaux. Vous dîtes j'ai assumé des réformes difficiles, mais à quel prix pour les Français, pour les injustices qui ont été créées. les Français ont dit attendu, il y a les suffrages. Nous avons gagné toutes les élections intermédiaires. "

Nicolas Sarkozy pointe le Syndicat de la magistrature qui a appelé à voter Hollande, charge la CGT qui "défile derrière le drapeau rouge avec la faucille et le marteau". "Quand on m'a comparé à Pétain, Laval, Franco, vous n'avez rien dit. Hollande: ce n'est pas vrai Sarkozy: quand le leader ne di rien, c'est qu'il cautionne."

François Hollande: "Vous aurez du mal à vous faire passer pour une victime. J'ai eu droit à tous les animaux, toutes les comparaisons les moins flatteuses, et je vais imaginer que c'est vous qui avez inspiré ces propos. Je condamne tous ce propos. Mais quand on est face à face, on peut parler des projets sans vous poser en victime. Nous sortons de 5 ans où des Français ont été heurtés par des propos qui viennent souvent de vous. est-ce que j'ai été heurté quand Laurence Parisot a dit que vous aviez fait un travail extraordinaire.

Vidéo: les attaques personnelles déplorées par les deux candidats

 

 

  • 21 heures 15. Deuxième partie du débat consacrée à l'emploi.

Hollande et Nicolas Sarkozy développent les principaux points de leur programme pour lutter contre le chômage. Les deux candidats se renvoient des chiffres pour supporter leurs thèses.

François Hollande contre-attaque en relevant que l'augmentation du nombre de chômeurs est un fait. Il pointe aussi l'impact de la TVA sociale sur le pouvoir d'achat des Français. Il demande ensuite pourquoi Nicolas Sarkozy n'a pas pris les réformes qu'il préconise durant son quinquennat en ce qui concerne la formation.

Nicolas Sarkozy lui cite l'exemple de l'Allemagne et se lance dans une interrogation de chiffres et de statistiques. "Le déficit de la balance commerciale est de 70 milliards. C'est 63 milliards pour les énergies fossiles"

François Hollande: "Ne vous prenez pas pour un professeur. Ce chiffre a toujours été élevé, il n'empêche, vous avez le déficit commercial le plus élevé."

Nicolas Sarkozy contre-attaque sur la filière nucléaire, que François Hollande veut "casser" selon lui. Et estime que la TVA sociale n'impacte que les produits importés. "Les 10% de chômeurs, c'est un chiffre exact. Mais la compétence de la formation est partagée avec les régions", qui ne dépensent pas tout l'argent à disposition, selon le candidat président.

François Hollande: "Avec vous, ce n'est jamais de votre faute. La formation, ce n'est pas moi, ce sont les régions. Sur le chômage, c'est la crise. Sur le modèle allemand, ce n'est pas moi, j'ai mis 5 ans à comprendre qu'l fallait me démarquer d'un autre modèle plus anglo-saxon. Comprenez bien, quand un produit est acheté, même étranger, c'est un prélèvement de pouvoir d'achat pour les Français. C'est 300 euros pour un couple de Smicard. Seuls 3 milliards vont être affectés à l'industrie.

Quand Lionel Jospin a quitté ses fonctions en 2002, les comptes du commerce extérieur étaient équilibrés. Ca fait 5 ans qu'il s'est accru structurellement."

Suit une nouvelle passe d'arme autour du thème du mensonge.

Nicolas Sarkozy lui objecte: "Vous avez été contre tout ce que nous avons proposé, vous avez dit non à tout, et maintenant vous dîtes, j'ai des projets."

François Hollande: "Ce qui est étonnnant, c'est que vous êtes toujours content de vous. Mais les Français connaissent la réalité."

Nicolas Sarkozy: "Vous dîtes un mensonge, je ne suis pas content de tout."

François Hollande: "Ah bon, je note donc que vous n'êtes pas content de vous."

Nicolas Sarkozy: "Aucun pays de l'OCDE n'a fait mieux que nous depuis 2009. Nous n'avons pas connu un trimestre de récession".

François Hollande: "Si, les Américains et les Allemands ont fait mieux."

Le candidat socialiste relève que si l'Allemagne fait mieux que la France, c'est surtout dû à la qualité du dialogue entre partenaires sociaux et à la mise en place du chomage partiel, que la France a tardé à généraliser.

 

  • 21 heures 43. Chacun des candidats donnent ses pistes sur le pouvoir d'achat.

François Hollande explique que le Smic serait aligné sur la croissance, que la TVA sur le prix de l'essence serait diminuée.

Reprenant sa charge anti-CGT de son discours du 1er mai, Nicolas Sarkozyestime: "Aucun syndicat n'appelle en Allemagne à voter pour un candidat. Le candidat sortant rappelle aussi le nombre d'heures de chômage partiel prises lors de son quinquennat, soit 180 milliards selon lui.

Face au coup de pouce en faveur du Smic, Nicolas Sarkozy répond par les heures supplémentaires défiscalisées, qui, selon lui, touchent bien plus de Français. Il objecte aussi que "2 centimes de moins sur le prix de l'essence, c'est l'augmentation du déficit".

"Vous faîtes comment pour augmenter tout ce que vous avez annoncé?", relance-t-il.

François Hollande: "Je n'augmente pas toutes les prestations, mais l'allocation de rentrée socialire. Deuxièmement, vous dîtes "je ne fais rien, je laisse les Français seuls face à au prix de l'essence". Moi, je veux redistribué la TVA prise sur le prix de l'essence."

Suit un échange virulent sur le nucléaire, dont les vrais enjeux seront développés plus tard dans la soirée.

 

  • 21 heures 50. Lutte contre la dette.

François Hollande rappelle que la dette publique a augmenté de 600 millions d'euros, que Nicolas Sarkozy a été le premier à faire une entorse des critères sur la dette publique. "Nous avons une obligation de réduire la dette sur 5 ans. 50 milliards d'économie et 40 milliards d'euros sur de nouveaux revenus"

Le candidat socialiste développe ses ponctions sur les revenus financiers, sur les niches fiscales, et reprend la création d'un nouveau barème fiscal. Il rappelle aussi le poids du Bouclier fiscal sur la dette.

Nicolas Sarkozy joue sur les mots dette et déficit pour relever que le déficit publique a augmenté de 500 milliards selon la Cour des comptes, que la moitié provient d'un déficit structurel, que 200 milliards est la conséquence de la crise. "450 sont donc dûs à ce qui s'est passé avant ou à la crise. Ce n'est pas moi qui le dis."

"Vous dîtes que vous allez faire des économies. Ah bon, vous proposez de créer 60.000 postes de fonctionnaires dans l'Education nationale. Vous êtes le seul en Europe à le faire. D'autre part, la réforme de la retraite réduit de 20 milliards le déficit public. Vous ne l'avez pas votée."

Suis un nouveau clash sur le mensonge:

Nicolas Sarkozy: "Vous mentez..."

François Hollande: "C'est un leitmotiv dans votre bouche"

Nicols Sarkozy: "La France a été le seul pays d'Europe à avoir gardé un impôt sur la fortune. Dire qu'on a fait des cadeaux aux riches, c'est une calomnie."

François Hollande: "Mensonge, et maintenant calomnie. Vous vous posez en président rassembleur et vous m'insultez!"

Nicolas Sarkozy relève qu'il n'y a pas une seule économie dans le projet socialiste, selon lui.

François Hollande réplique qu'avec le bouclier fiscal, "des chèques du Trésor public ont été adressés aux plus grandes fortunes chaque année". "Moi, la politique que je recommande, c'est que les grandes fortunes fassent des chèques au Trésor public."

Sur l'Education nationale, François Hollande justifie ses 60.000 emplois créés par l'"état de l'école" et par la formation des maîtres cassée. "Ma politique, je l'assume. Oui il y aura 12.000 postes créés dès la rentrée. Moi je protège les enfants de la République. Vous, vous protégez les plus grandes fortunes."

Il assume aussi le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont les annuités de cotisation dès 60 ans.

Nicolas Sarkozy: "Moi, je veux plus de riches, et moins de pauvres. Que voulez vous, que les plus riches s'en aillent? La France a le plus haut taux d'imposition d'Europe avec la Suède." Le président candidat utilise l'argument de la fuite des riches de France avec les augmentations d'impôts.

François Hollande relève que le niveau des prélèvements obligatoires a augmenté pour tous les Français durant le quinquennat, "de près d'un point et demi, à 44%". "C'est vous qui l'avez fait, le niveau de prélèvement obligatoire!"

Avec les augmentations d'impôts contenus dans le projet UMP, le candidat socialiste relève que les impôts atteindront des niveaux records en cas d'élection de son candidat

Nicolas Sarkozy réplique que s'il a augmenté les impôts pour tous les Français, il n'a donc pas fait de cadeau aux riches. Cette pirouette lui permet de revenir sur le thème de l'Education nationale et sur l'âge de départ à la retraite, dont les propositions socialistes grèveraient le budget de l'Etat, selon le président sortant.

François Hollande fonde son programme sur la réalité du terrain: un taux d'encadrement le plus bas en Europe dans les classes, une formation amputée et des augmentations de salaires de 25% pour des enseignants à qui on demande de travaller 50% de plus. François Hollande parle aussi de stabilité des effectifs dans la fonction publique et rappelle qu'il augmentera aussi le nombre de policiers, gendarmes et personnels de justice.

Nicolas Sarkozy décortique le mécanisme technique d'augmentation des salaires des professeurs, explique que le taux d'encadrement par classe est de 23 enfants pour un adulte.

 

  • 22 heures 20. L'Europe entre dans le débat.

François Hollande souligne le retard pris par l'Union européenne pour traiter le problème de la dette publique. Sur la Règle d'or, il accepte "la nécessité de nous remettre dans les clous budgétaires". Mais il conteste cette austérité qui n'est pas contrebalancée par un programme de croissance, via la création d'Eurobonds, via la mobilisation de la Banque européenne d'investissement et les fonds structurels, ainsi que via la création d'une taxation des transactions financières. Il met aussi en cause le rôle de la Banque centrale européenne, qui prête sans compter aux banques et non aux Etats. "Je demande une renégociation du traité pour qu'il y ait une disposition de croissance. Je constate au niveau européen des prises de position" et "des lignes qui ont bougé".

Nicolas Sarkozy relève que la France emprunte à pas cher sur les marchés et fait le parallèle avec l'Espagne qui paye le double pour ses emprunts. Il confond Ségolène Royal et Martine Aubry lorsqu'il dénonce la "Zapatera" qui en 2009 avait expliqué que la France devait s'inspirer de l'Espagne.

Le président sortant se targue d'avoir créé la taxe sur les transactions financières. François Hollande relève qu'il s'agit juste d'une remise au goût du jour d'un impôt boursier supprimé par Nicolas Sarkozy en début de quinquennat.

Nicolas Sarkozy relève que tout ce que François Hollande propose, il l'a déjà fait. Mais il rejette les Eurobonds, qui aggraverait les déficits. "Nous avons évité la disparition de la Grèce. Nous avons évité la disparition de l'Euro. Quant à la BCE, ils ont plutôt bien travaillé. Je ne suis pas sûr que vous auriez mieux fait que nous à notre place."

François Hollande: "D'abord, l'Europe ne s'en ait pas sortie. Et si notre élection est à ce point regardée en Europe, c'est parce que l'enjeu nous dépasse: (ils veulent savoir) si celui qui va être élu peut faire bouger l'Allemagne et apporter de la croissance."

Suit une passe d'arme sur le volontarisme. Nicolas Sarkozy endosse le costume de sauveur de l'Europe. François Hollande souligne que les pays européens en difficulté ont tous été touchés du fait de mauvaises gouvernances de partis de droite.

 

  • 22 heures 36. Le thème des questions migratoires est ouvert

François Hollande pose les chiffres. 200.000 immigrés illégaux rentraient chaque année de 2002 à 2005. Il relève que les limites fixées par Nicolas Sarkozy n'ont pas été atteintes ces 5 dernières années. Il préconise une discussion chaque année au Parlement pour fixer les objectifs migratoires de la France. Il souligne qu'il reviendra sur les limitations liées au nombre d'étudiants étrangers. Il explique aussi que chaque étranger doit voir son cas régler en six mois, pas plus. Il considère que l'immigration légale peut être maîtrisée mais que fixer des limites sur l'immigration illégale est impossible.

Nicolas Sarkozy cite d'autres chiffres. "Les observateurs jugeront"... Le président sortant estime qu'il faut drastiquement limiter l'immigration illégale appâtée par "nos prestations sociales". Il explique qu'il créera un juge unique pour statuer sur le cas des immigrés clandestins. Il propose aussi que les étrangers légaux ne puissent prétendre à des prestations sociales avant 5 ans de présence sur le territoire.

Nicolas Sarkozy met en cause François Hollande sur le nombre de centres de rétention que le candidat socialiste veut selon lui limiter. Le candidat socialiste rétorque qu'il souhaite que la mise en rétention ne soit pas une règle.

François Hollande tente de mettre à son tour en difficulté Nicolas Sarkozy sur ses changements d'avis concernant le droit de vote des étrangers aux élections locales. Le président sortant justifie ses changements par la "montée des communautarismes" en France.

"Les premières communautés concernées viennent d'Afrique du Nord. Elles sont en majorité musulmanes. Les tensions communautaires dont je parle viennent de qui, viennent d'où? Elles viennent de l'absolue nécessité d'avoir un islam de France et pas un islam en France. C'est bien ça le problème. Pour les municipales, il y aura des demandes d'horaires différenciés dans les piscines municipales, des médecins différenciés."

"Par parenthèse, la France traite mieux l'Islam en France que les Chrétiens dans d'autres pays d'orient", glisse le candidat UMP.

François Hollande remet en lumière les changements d'avis de Nicolas Sarkozy. Il va à l'encontre des pressions communautaires qui pèseraient soi-disant sur les étrangers régulièrement installés en France. "Il y a des Français musulmans. Ils ne subissent pas de pressions", relève le candidat socialiste. "Lier le vote à une aspiration communautaire.... je le dis aux Français, n'ayez aucune inquiétude, il n'y aura aucune limitation aux règles de laïcité en France si je suis président".

François Hollande souligne aussi le changement d'avis de son adversaire sur la limitation de la burqah dans les lieux publics.

Nicolas Sarkozy reprend sur le manque de chiffre de son adversaire concernant la limitation de l'immigration illégale. François Hollande rétorque qu'il reprend le même chiffre que celui du gouvernement en 2012. Le candidat socialiste arrive à faire jeu égal en mettant en exergue les changements d'avis de Nicolas Sarkozy, qui se trouve coïncé sur son sujet favori.

 

  • 23 heures. Le dossier du nucléaire civile s'ouvre après deux heures de débat

Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'y a "aucune raison de fermer le nucléaire en France". Il tire à boulet rouge sur l'accord électoral liant le Parti socialiste à Europe écologie Les Verts pour les législatives.

François Hollande souligne lui qui la France a une "double dépendance, pour l'énergie fossile et pour le nculéaire". Il justifie la baisse de la part du nucléaire dans la production de l'électricité en France, "à mesure que les énergies renouvelables seront développées".

Le candidat socialiste rappelle aussi l'abandon des objectifs du Grenelle de l'Environnement. Il précise pourquoi il préconise l'arrêt de la centrale de Fessenheim, en Alsace, avec préservation des emplois.

Nicolas Sarkozy relève que Fessenheim n'est pas dangereuse, se réfugiant derrière l'avis de l'Autorité de sureté nucléaire.

François Hollande relève que cette centrale se trouve sur une zone sismique, que c'est la plus vieille de France, et que la remise à niveau des centrales nucléaires françaises impliquent des investissements importants.

Nicolas Sarkozy brandit à nouveau l'avis de l'Autorité de sureté nucléaire et l'accord électoral avec le parti écologiste.

François Hollande contredit son adversaire sur cet accord électoral, qui n'est pas repris dans son programme pour la présidentielle. Il soulève aussi l'affaiblissement de la filière nucléaire française après 5 ans de Sarkozy à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy se lance dans une démonstration sur l'énergie nucléaire, la "plus sûre au monde".

François Hollande dénonce un Nicolas Sarkozy "pour le tout nucléaire", VRP de la filière. Nicolas Sarkozy fait passer François Hollande pour un inconséquent: "C'est une folie de fermer une centrale"... "qui a 40 ans d'âge", ironise François Hollande.

Le débat est arrêté par les deux journalistes.

 

  • 23 heures 15. Une autre thématique: quels objectifs pour le prochain quinquennat?

Nicolas Sarkozy souligne son volontarisme et veut faire entrer la France dans une "nouvelle ère"

François Hollande prend le contre-pied en expliquant qu'il ne sera pas "le président de tout", qui s'occupera de tout, qui recevra à l'Elysée les chefs de la majorité, qui nomme les patrons des chaînes publiques. Il ne sera pas au-dessus des lois et répondra aux convoquations des juges, explique-t-il, il instaurera la parité, favorisera la discussion entre partenaires sociaux, engagera de "grands débats citoyens", introduira "la proportionnelle pour les législatives", aura "de la hauteur de vue". "Rien n'est normal quand on est à la présidence de la République. le président doit être à la hauteur des sujets, mais proche du peuple."

Nicolas Sarkozy contre-attaque sur la "normalité" de la fonction du président de la République. "Vous venez de nous faire un beau discours, on a une larme à l'oeil". Le président sortant rappelle qu'il ne préside par le Conseil supérieur de la magistrature, contrairement à ses prédécesseurs.

François Hollande souligne que l'actuel préisdent n'a jamais suivi les avis du CSM sur les nominations durant son mandat.

Nicolas Sarkozy explique que son adversaire ne "cesse d'être entouré de socialistes". François Hollande affirme ne jamais avoir été convoqué pour un petit-déjeuner auprès de François Mitterrand. Et rétorque que Nicolas Sarkozy a convoqué à l'Elysée les députés de la majorité et a participé à des "levées de fonds à l'hôtel Bristol". Nicolas Sarkozy nie ces deux affirmations et appelle sa politique d'ouverture. "Est-ce une présidence partisane?"

"Dans tous les ministères, dans toutes les préfectures et même dans toutes les grandes entreprises, vous avez nommé des proches", rétorque François Hollande. "Je vais prendre des engagements auprès des Français. Je ne nommerai personne sans que les commissions parlementaires votent pour les deux tiers. Deuxièmememt, je renoncerai au statut pénal du chef de l'Etat" pour les actes commis avant son élection.

Les épaules de Nicolas Sarkozy tanguent. "Monsieur Holande, je ne prendrai pas exemple sur un parti qui a failli prendre pour candidat Dominique Strauss-Kahn".

"Mais qui l'a nommé au FMI?", rétorque François Hollande. "Vous aviez des informations sur la vie privée de Dominique Strauss-Kahn?"

Les deux journalistes mettent fin à l'échange

 

  • 23 heures 30. Les questions internationales

-->Afghanistan:

François Hollande souligne là encore les changements d'avis de Nicolas Sarkozy et explique qu'il engagerait le retrait des troupes françaises dès le prochain sommet de l'OTAN, s'il était élu.

Nicolas Sarkozy souligne le bon travail des troupes françaises et explique leur retrait progressif. Il souligne aussi sa bonne entente avec Barack Obama et estime que partir dès 2012 serait un "parjure" pour la France.

François Hollande rend hommage aux militaires français et considère que la mission est terminée en Afghanistan. "Il ne sert à rien d'exposer nos soldats".

Nicolas Sarkozy estime que le travail n'est pas terminé dans une région d'Afghanistan.

 

-->Le Sahel, le Mali et les otages français:

François Hollande relève qu'il faut soutenir le Mali

Nicolas Sarkozy souligne "la bonne nouvelle" de la bonne tenue des élections au Sénégal, mais aussi la "mauvaise nouvelle" du coup d'Etat au Mali. "Il faut soutenir tous les pays de cette zone."

Fin de cette partie très consensuelle

 

  • Les conclusions des candidats

François Hollande: "Ce débat a montré des différences sur les politiques économiques, fiscales. Le bilan de Nicolas Sarkozy a été décrit comme particulièrement lourd. Il a dit en 2007 qu'il voulait être jugé sur ses résultats. Chacun jugera. Moi je veux changer de politique, changer de méthode, de démarche par rapport à la société française, changer d'orientation au niveau européen.

Changer veut dire faire du redressement du pays la grande cause. Je veux que nous nous retrouvions sur la jeunesse. La seconde exigence est la justice, qui a manqué ces 5 dernières années. Enfin, je veux rassembler tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République. je ne stigmatise aucune force qui existe. La question est: continuer avec vous ou changer. Il n'y a pas de peur à avoir. Il n'y aura pas d'invasion par des cohortes étrangères ni de scénario à la grecque. Ce que je souhaite, c'est que les Français reprennent confiance et espoir."

Nicolas Sarkozy: "Je parle à tout le monde, aux électeurs du Front national auxquels vous avez fait des leçons de morale. Je ne fais de leçons de morale à personne. J'ai entendu vos demandes de fermeté, d'authencité."

Aux électeurs de François Bayrou, je poursuivrai dans l'application de la règle d'or.

Je veux parler aux abstentionnistes. La question n'est pas Nicolas Sarkozy ou François Hollande, mais le monde dans lequel nous vivons, qui est dangereux et dans lequel il faut tenir un cap."

  • 23 heures 50. Fin de ce débat et de ce direct. 
Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 11:22

http://rdir.inxmail.com/humanite/d/d.jpg?u0y0q00gnke000bidxqccdgq4La forte participation au premier tour du scrutin présidentiel confirme l’intérêt de nos concitoyens pour l’élection présidentielle, ses débats politiques ainsi que leur volonté de participer aux choix. La gauche a progressé tout au long de la campagne électorale. Elle le doit beaucoup au score de Jean-Luc Mélenchon qui était estimé aux alentours de 4% à l’automne et réalise 11,1%. Les grands médias cachent sous divers artifices que cela constitue l’un des événements de ce premier tour. Événement heureux qui rend probable la victoire de François Hollande le 6 mai. Ce courant de la transformation sociale est passé de 700 000 voix en 2007 à près de 4 millions, approchant le nombre de voix rassemblées par Georges Marchais en 1981, certes cette fois avec plus d’inscrits.

 

Le candidat socialiste a lui aussi progressé depuis quelques semaines pour sortir en tête de ce premier tour. Il est sûr que durant les dernières heures, face à diverses pressions ou à la peur de voir Sarkozy réélu, des électrices et des électeurs soutenant Jean-Luc Mélenchon ont, dans l’isoloir, choisi F. Hollande. Le système même de l’élection présidentielle conduit à de telles préférences. Ceci n’enlève rien au désir de gauche de tels électeurs, partagé par d’autres, qui d’emblée ont choisi le député de Corrèze, les candidats de l’écologie politique ou de l’extrême gauche. Il faudra bien en tenir compte.

 

Que dans un tel contexte de forte mobilisation électorale, le Président de la République sortant soit à ce point sanctionné est l’indicateur de la puissante condamnation dont fait l’objet son bilan et du rejet de son programme à venir. On parle très peu de celui-ci depuis quelques jours et pourtant, il serait dans la droite ligne de son bilan antisocial et antidémocratique, avec un alignement sur les pires critères d’austérité européens. Loin des idéaux républicains de « liberté, égalité, fraternité », il veut se faire réélire dans une alliance cachée avec les idées de l’extrême-droite.

 

C’est ce noir bilan, doublé de la reprise des idées lepéniste depuis des mois, qui fait progresser dangereusement cette dernière. Pour une grande part, certains de nos concitoyens qui souffrent terriblement des effets de la mondialisation capitaliste, de l’Europe de l’argent, utilisent ce vote pour dire leur colère, pour faire entendre leurs souffrances. En utilisant ce vote, ils se trompent gravement car la cause de la crise n’est ni son voisin, ni le jeune que la société rejette à ses marges dans la discrimination et la précarité, ni l’immigré jeté sur les routes par le capitalisme mondialisé qui l’affame. La famille Le Pen sert à protéger les grands manitous de la finance internationale qui toujours tirent leur épingle du jeu. L’ennemi de l’emploi et du meilleur salaire, des services publics, c’est bien le capitalisme débridé et non pas l’immigré.

 

Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon ont eu raison d’alerter sur l’imposture Le Pen. Il eut été d’intérêt général que d’autres qu’eux, comme l’a fait l’Humanité-Dimanche, la démasquent au lieu de théoriser sur sa « prétendue » dédiabolisation. L’extrême-droite est un danger ! Malheureusement, ce courant national-populiste-fascisant progresse dans toute l’Union européenne sous l’effet de déceptions, de magouilles politiques et d’une Europe se faisant contre les peuples. Le combat pour réduire l’extrême-droite reste devant nous, tant il constitue un verrou contre les changements progressistes, au service du capital international. Il est indispensable d’avoir conscience que Mme Le Pen, avec ses nouveaux amis comme Madelin, dessine une France et une Europe ultralibérales et autoritaires, dépouillées de tous droits sociaux et démocratiques. Pour y parvenir, elle travaille à une recomposition profonde de toute la droite pour en faire l’outil d’explosion des principes et des valeurs de la République. D’ailleurs, si le système ne change pas en profondeur, ce scénario devient plausible.

 

Faire reculer l’extrême-droite doit devenir l’un des combats permanent de toute la gauche, de tous les progressistes. Mais, ce recul n’est possible qu’avec une nouvelle politique, répondant aux angoisses et aux attentes populaires. Telle devrait être la tache d’une nouvelle majorité de gauche demain. Le message essentiel du scrutin est une envie profonde de changement, la demande d’une autre manière de gouverner en associant les citoyens et les élus, la prise en compte des revendications des syndicats et des associations, la revitalisation des plus belles valeurs de la République : « Liberté, égalité, fraternité ».

 

C’est ce qu’ont voulu dire celles et ceux qui ont choisi les candidats de la gauche et de l’écologie politique.

 

Près de quatre millions d’électrices et d’électeurs ont appuyé les propositions du Front de Gauche d’une nouvelle répartition des richesses, d’un retour à la retraite à 60 ans et d’un SMIC à 1700€, le logement à un prix accessible et une action de grande ampleur contre la précarité, la défense et l’élargissement des services publics, un saut qualitatif de nos institutions avec une sixième République dans laquelle les travailleurs disposeraient de nouveaux pouvoirs à l’entreprise, la nécessité d’une mutation écologique de nos systèmes productifs, de nos habitude de consommation pour faire face aux urgences environnementales.

 

C’est aussi le Front de Gauche qui fait vivre le projet de solidarité internationaliste et coopérative avec les pays du Maghreb et de l’Afrique pour un nouveau projet de co-développement, pour mettre fin partout à la misère, à la faim, à la précarité et au chômage. Le Front de Gauche c’est le projet d’un monde de partage où il fait bon vivre, au Sud comme au Nord. Le Front de Gauche devient une nouvelle et grande force pour l’avenir commence à influencer la vie politique française. Elle est d’ores et déjà un atout pour être défendu et un outil pour créer les conditions d’une gauche qui réussisse parce que, s’appuyant sur les citoyens eux-mêmes pour répondre à ce qu’ils attendent d’elle. Le six mai, le choix est donc clair : créer les conditions pour battre le candidat des riches et utiliser, sans la moindre réserve, le bulletin de vote F. Hollande. Si par malheur, N Sarkozy était réélu, ce serait une politique de déchiquetage des droits sociaux et humains, la destruction du code du travail, la retraite à la carte par capitalisation, la privatisation de la sécurité sociale, l’austérité à perpétuité avec ce traité d’austérité Sarkozy-Merkel. Battre Sarkozy c’est ouvrir une première brèche dans le merkozysme austéritaire.

 

Le vote Hollande se fera sans ambiguïté et en toute lucidité, en appelant la gauche à ne pas retomber dans les ornières du passé, à résister aux injonctions des marchés financiers et du grand patronat, à agir pour changer les traités européens et à refuser le dernier écrit par le tandem Sarkozy-Merkel.

Le Front de Gauche sera disponible pour ces combats indispensables pour sortir de l’austérité, du chômage, donc de la crise.

 

La victoire du candidat de la gauche que devient F. Hollande doit s’accompagner en juin de la constitution d’une majorité de gauche à l’Assemblée Nationale dans laquelle de nombreux députés du Front de Gauche, dans un important groupe parlementaire, constitueront une garantie pour abroger les négatives lois sarkozystes et en écrire de nouvelles, pour l’augmentation des salaires et des retraites, le blocage des prix alimentaires et des carburants, pour sécuriser l’emploi et pour en finir avec la précarité, pour élargir les services publics, défendre et améliorer la sécurité sociale, créer les conditions pour que la jeunesse soit respectée et qu’un nouvel avenir soit construit avec elle.

 

L’urgence, c’est la mobilisation pour créer les conditions de défaire Sarkozy et assurer la victoire la plus large possible de la gauche.

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 21:07

http://a5.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/420991_10150509763186946_600461945_9162842_1457760168_n.jpgLa gauche est forte après ce 1er tour, ensemble à gauche pour battre la droite !

 

Après des mois entiers à lutter contre l'austérité de la droite Sarkozyste, les résultats sont là et nous démontrent que la lutte est efficace.

Entre 11% et 12% pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon. Ces résultats montrent bel et bien l'efficacité du combat durement mené ces derniers mois par l'ensemble du front de gauche, de ses militants, et des milliers de citoyens qui se sont investis. Le Front de Gauche a également redonné de l’espoir à des milliers de personnes et notamment aux jeunes qui ont envahi la campagne du Front de Gauche !

En effet ces résultats nous démontrent que la lutte a été plus forte que jamais, que tous ensemble nous avons pu faire pencher la balance.

Tous les grands débats de cette campagne ont tourné autour des propositions du Front de Gauche. Ces mois à militer, à défiler, à soutenir le front de gauche n'ont pas été vains. A travers ces résultats nous pouvons voir que notre peuple a voulu exprimer sa souffrance face à cette austérité toujours plus forte. Nous avons pu prouver qu'il était possible de renverser le pouvoir en place pour une réelle démocratie.
Ces résultats prouvent la combativité des jeunes et de notre peuple et peut laisser espérer à une forte mobilisation sociale pour défendre nos droits et en gagner. Aucune politique ne pourra répondre aux aspirations populaires si un fort mouvement social ne se met pas en marche après cette élection.

Et pour commencer cette mobilisation, le second tour des élections présidentielles, où s'affronteront François Hollande et Nicolas Sarkozy, aura lieu le 6 mai. Il y a urgence à virer Sarkozy. Nous ne pouvons pas confier une seconde fois le sort de la France entre les mains de cet homme de droite qui n'a fait que plonger le pays dans une austérité toujours plus profonde. Rappelons quand même le sinistre bilan de ce quinquennat : fin de la retraite à 60ans, la naissance d'un ministère de l'immigration, 1 million de chômeurs en plus, la suppression de nombres de postes d'enseignants, la LRU, les contrats bidons pour les jeunes etc…
Il n'est pas pensable de laisser faire encore une fois cet homme qui agit seulement pour satisfaire les intérêts des marchés financiers.

C'est pour cela que les jeunes communistes de Seine Maritime appellent à battre la droite et à voter pour le candidat de gauche arrivé François Hollande au second tour.

D’ores et déjà, les Jeunes Communistes appellent les jeunes à descendre massivement dans la rue le 1er mai pour exiger un changement de politique.

Pour en finir avec l'austérité, tous aux urnes le 6 mai 2012. On ne lâche rien !

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 08:44

http://a5.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/420991_10150509763186946_600461945_9162842_1457760168_n.jpgUNE LOI

POUR L’AVENIR DES JEUNES

Pendant que la majorité des candidats nous pro­pose la galère et la précarité, les députés com­munistes et du Front de gauche proposent dans une loi cadre un statut social aux jeunes pour qu’ils puissent être acteurs de leur vie.

Plutôt que de s’appauvrir pour gaver une minori­té de privilégiés, il faut répondre à nos besoins par des mesures d’urgence et d’autres plus pro­fondes qui inversent remettent l’humain au coeur des préoccupations :

logement : plan d’urgence pour la construction de logements sociaux, nationalisa­tion du logement étudiants, encadrement des loyers et revalorisation des APL pour que la charge d’un loyer ne dépasse jamais 20%.

transport : 75% de la carte de trans­port financée par l’Etat, enseignement du permis dès 16 ans dans l’éducation nationale

santé : permettre un accès gratuit par la mise en place de structures de soins dans les facs, les CFA, à la contraception. Il faut national­iser les laboratoires pour sortir des logiques de rentabilité.

s’attaquer à la précarité : un plan de reconversion des emplois précaires en em­plois stables et sécurisés, SMIC à 1700 euros net, rémunération des stages à hauteur du SMIC, une allocation de recherche du premier emploi et de retour à la formation pour choisir son parcours.

éducation de qualité pour tous : plan massif d’embauche de professeurs, gratuité totale du système éducatif (matériel, pas de frais d’inscription), allocation d’études pour étudier sans avoir peur du lendemain, un vrai statu pour les apprentis

démocratie : pour que ces change­ments aient lieu, il faut donner du pouvoir au peuple dans l’entreprise, dans l’école. Pour cela, il faut une VIe République avec de nouvelles in­stitutions qui se construisent autour de ces nou­veaux droits !

En sortant nos besoins des logiques du marché, on place l’humain au coeur de la société !

Ces changements ne seront possibles que par une mobilisation d’ampleur pour faire plier les puissances de l’argent ! Le premier signal pour construire l’alternative à ce capitalisme qui dé­truit nos vies, c’est le vote Jean-Luc Mélenchon le 22 avril !

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 08:15
http://a1.sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/470712_3596697316513_1245896244_33525840_1276578291_o.jpg En 2012 Place aux Jeunes ! DANS LA RUE ET DANS LES URNES AVEC JEAN LUC MELENCHON ! 
En 2012 : s’imposer dans le débat et imposer nos choix
Dans quelques jours maintenant auront lieux les élections présidentielles puis au mois de juin les élections législa­tives. Mais pour les jeunes, les candidats ne proposent que des discours enfermés dans la « gestion de la crise »
  
Précarité et nouvel ordre sécuritaire : entre Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen c’est la surenchère !
Les deux candidats font porter la responsabilité de la crise à des boucs émissaires : immigrés, musulmans, jeunes, syndicalistes, assistés… Autant d’ennemis intimes pour détourner le re­gard de leurs amis milliardaires. Ce qu’ils pro­posent c’est l’application exacte des exigences des actionnaires et des grands patrons : retirer des droits aux salariés, aux parents et aux re­traités et former des générations de jeunes « pas chers et prêts à l’emploi » en généralisant l’apprentissage…
C’est la guerre de tous contre tous.
Pour eux, l’avenir se dessine entre les mat­raques d’une police transformée en milice, d’un patron sous la botte des actionnaires, d’un gou­vernement soumis aux spéculateurs, entre les barreaux de prisons pour mineurs, d’une Europe forteresse administrée par le FMI, d’une entre­prise où les salariés sont isolés et sans droit.
Ni matraque, ni carotte, nous voulons le droit de nous construire notre avenir !        
Notre ambition, c’est de faire respecter tous nos droits et d’en conquérir pour l’accès au travail, à des formations de qualité, au logement ou à la santé…. Nous voulons que la jeunesse soit le moment de la vie où l’on rêve, où l’on aime et où on l’on construit ses projets, sa personnalité, sa famille.
C’est l’appel des jeunes communistes et du Front de Gauche. Il faut sortir du non-choix en­tre la répression et l’assistanat ! Face aux ac­tionnaires et aux spéculateurs : faisons le choix d’une transformation sociale radicale fondée sur la démocratie et la solidarité !
Le 22 avril, avec Jean-Luc Mélenchon, les jeunes ne lâchent rien !

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 16:10

voter.jpg Votez !

Les puissants, les grands patrons, les riches soutiennent leurs candidats et n’oublient pas d’aller voter pour défendre leurs intérêts égoïstes. Le 22 avril, prenez le pouvoir dans les urnes, saisissez-vous du vote Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon pour vous faire entendre !

Efficace.

Y aurait-il, d’un côté, la colère et, de l’autre, « la raison » ?

Qu’est-ce qui est raisonnable : céder devant les banques et les marchés financiers ou augmenter le Smic à 1 700 € pour relancer le pouvoir d’achat et l’économie ?

Le Front de gauche, c’est la volonté pour taxer le capital et répondre aux besoins du peuple.

Prenez le pouvoir.

 

Assez de voir les experts en tout genre décider à notre place. Vous savez ce qui est bon pour votre ville, pour votre entreprise, pour le pays et pour l’Europe. Le Front de gauche se prononce pour une VIe République pour en finir avec la monarchie présidentielle et donner plus de pouvoirs réels aux citoyens et aux salariés.

Battre le FN.

Diviser le peuple, monter les uns contre les autres, semer la haine, pour que les riches continuent d’en profiter, c’est le vrai programme de Marine Le Pen.

Jean-Luc Mélenchon a démasqué l’imposture. Il est le candidat du vivre ensemble contre la candidate de la haine.

La force citoyenne.

Le Front de gauche, ce sont des citoyennes et citoyens en marche.

Nous étions 120 000 à la Bastille, des dizaines milliers sur les places de notre pays.

Le Front de gauche c’est la voix de celles et ceux qu’on veut faire taire. Le Front de gauche, avec Jean-Luc Mélenchon, c’est le partage des richesses.

En finir avec les années Sarkozy

Nous n’en voulons plus du président des riches, du bonimenteur. Le 22 avril, le vote pour Jean- Luc Mélenchon est la meilleure garantie de virer Sarkozy, de briser le FN et d’éviter de nouvelles années d’austérités.

Le vote Front de gauche, c’est la garantie de la victoire de la gauche.

C’est notre vote qui le décide et rien d’autre.

 

Je vote efficace... je vote Mélenchon !

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 10:34
Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 18:18

PORTRAIT DE CAMPAGNE (II/VI). Arthur Scetbon, 18 ans, veut changer la société. Avec les forces du Front de gauche.

« Nous devons partager les richesses, créer du lien social… »

« Nous devons partager les richesses, créer du lien social… »

 

Allure décontractée, tee-shirt noir barré d'un « Génération Révolution, les jeunes ne lâchent rien », Arthur Scetbon arrive tranquille au rendez-vous. Avec le sourire. Les sondages placent désormais le Front de gauche entre 13 à 15 %… Mais son engagement en politique ne se teinte pas d'opportunisme, Arthur défendait déjà les couleurs communistes lorsque le Parti se traînait en queue de peloton.
A 18 ans, Arthur est élève en terminale ES au lycée Jeanne-d'Arc à Rouen. Dès 2008, il exprimait des velléités d'engagement…
« Je me souviens qu'il y avait un stand des jeunes communistes sur la précédente Armada, et j'étais allé prendre des renseignements… Et puis, ensuite, je suis allé à la fête de l'Humanité et presque logiquement j'ai adhéré aux Jeunes communistes »

« Mais c'est de pire en pire »
Point d'exaltation dans le discours de ce jeune homme. Seulement une certitude : « Il faut changer les choses ». Son regard sur la société se révèle impitoyable… ou simplement lucide. « Je ressens un véritable ras-le-bol de notre société actuelle, cette précarisation qui touche de plus en plus de gens, cette pauvreté… J'ai vraiment le sentiment que c'est de pire en pire, que le fossé entre pauvres et riches ne cesse de croître. » Pour Arthur, il existe des solutions pour mieux vivre ensemble. « Nous devons partager les richesses. Mais il n'y a pas que l'argent. Partageons la culture, créons du lien social. »
Au lycée, Arthur n'hésite pas à militer, à convaincre et à se battre… « Récemment, nous avons distribué gratuitement L'Humanité aux élèves avec quelques camarades ». Une façon de dénoncer l'absence de ce titre de presse sur les étagères du centre de documentation.
Bien sûr, il a pris la Bastille. « Il y avait tellement de monde que nous sommes restés bloqués boulevard Voltaire et nous ne sommes arrivés qu'à la fin du discours lorsque la foule entonnait L'internationale. Mais quel souvenir. Ce succès populaire nous gonfle à bloc c'est une évidence ».
Le lycéen n'oublie pas le bac à la fin de l'année. Et il conçoit son militantisme comme un atout. « Je me plonge dans de véritables problématiques sociales ou économiques qui nourrissent ma réflexion et renforcent mon sens critique ». Dans 20 jours, il votera pour la première fois. Mais lui ne fait pas partie des indécis. Le changement, il le veut.


Portrait express

Un livre : « La promesse » de Marwan Barghouti
Un film : « L'armée du crime » de Robert Guédiguian
Un artiste : Brassens.... et Ferrat
Un loisir : la fête
Un voyage : Cuba
Un homme politique : Ce sont les idées portées par les hommes qui comptent le plus
Une manif : La prise de la Bastille... avec Jean-Luc Mélenchon
Un slogan : « Pour mon avenir en 2012, je me bats et je vote »

Par JC 76 - Publié dans : Présidentielles Législatives 2012 - Communauté : MJCF
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