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Evenements

24 novembre: Rouen: manifestation des lycéens et professeurs

28 et 29 novembre 2009:


Fête de l'Humanité Normandie au Parc Expo de Rouen avec les Fatals Picards, les Ogres de Barback...


Jeudi 12 novembre 2009
Fatals Picards

Groupe français fondé en 1998, il mêle l'humour et l'engagement à divers genres musicaux, allant de la chanson française au punk, en passant par le reggae. Ils ont représenté la France pour le Concours Eurovision de la chanson 2007 avec la chanson L'amour à la française et mettront le feu (c’est ce qui se dit !) à la fête de l’Huma Normandie ! Samedi soir

Ogres de barback

Depuis plus de dix ans, ce groupe composé de 4 frères et sœurs enflamme la scène musicale française. Leur particularité ? Ils jouent de nombreux instruments et en changent à chaque chanson. Surprenant, non ? Dimanche après midi

Cabal La Commune

« Protester nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage ». Quelque chose nous dit que malgré cete phrase apposée en première page de leur «myspace» officiel, le show va être détonant !

Ramines

Nicky, Teddy, Ricky et Micky forment ce groupe d’inspiration punk. C’est quand Nicky regarde un film d’horreur dans lequel passe un morceau des « Ramones » qu’il se lance dans l’aventure pour refaire vivre « les années glorieuses du punk ».

HK et les saltimbanks

Groupe engagé, il a accompagné la délégation des 108 élus progressistes qui se sont rendus en Palesine il y a quelques mois.

Réservez votre vignette d’entrée pour l’ensemble de ces concerts : 12 euros auprès des militants JC, 16euros70 à la FNAC…


Renseignements : jeunes_communistes76@yahoo.fr
Par JC 76 - Publié dans : Transport
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Mercredi 11 novembre 2009
Ce samedi 7 novembre 2009, les jeunes communistes du Nord ont occupé les locaux de l’agence BNP Paribas rue de Béthune à Lille.
Il s’agissait de dénoncer ces capitalistes dont les profits repartent à la hausse (1.3 Milliard pour la BNP) grâce à l’argent public (5.1 milliards pour cette même banque). Ces mêmes capitalistes qui osent dire qu’aujourd’hui « la page de la crise est tournée » à une jeunesse toujours victime du chômage (23.9% des jeunes, 62% des diplomés en 2008) de la baisse des salaires, du démantèlement des services publics, en un mot : de l’exploitation capitaliste. Une situation inacceptable que nous refusons de subir plus longtemps.


Aussi, nous réclamons aujourd’hui un plan d’urgence pour la jeunesse

  • CDI pour tous les jeunes arrivant sur le marché du travail
  • plan de conversion de tous les emplois précaires en emplois stables
  • Mise en place d’allocations différenciées (formation, recherche de premier emploi, retour à la formation) financée par l’ouverture d’une nouvelle branche de la sécurité sociale.
  • Des droits nouveaux pour les salariés dans le comité d’entreprise pour pouvoir intervenir dans les choix de gestion et dans les stratégies des entreprises et des banques.

Tout en étant conscient que pour sortir de cette logique de précarisation inhérente au système capitaliste, il faudra, partout ou nos conditions sociales sont menacées par la dictature du Fric, opposer le contrôle démocratique de l’économie française par l’ensemble des salariés, seul gage de rationnalité et seule manière d’orienter les choix économiques et industriels en fonction du bien commun et non en fonction d’intérêts particuliers.


Par JC 76 - Publié dans : Emploi et Formation
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Mardi 10 novembre 2009
































































































































Par JC 76 - Publié dans : Fête de l'Humanité
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Mardi 10 novembre 2009
Quelq ues slogans pour les manifestations lycéennes :


- Pends Pends, Pends ton Chatel, tu s'ras 20 par classe
Pends Pends, Pends ton Chatel, t'auras ton diplôme,
Si tu pends pas Chatel, tu s'ras 40 par classe
Si tu pends pas Chatel, t'auras pas ton diplôme.

- Cette école, elle est à tous ! On s’est battu pour la construire on les laiss’ra pas la détruire


- Chatel, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue ! 

 

- Qui sème la misère, récolte la colère Chatel : on va pas s'laisser faire!

  

  - Si tu veux une bonne école tape dans tes mains (si t’aimes les services publics ; pour dire non aux régressions)

 

  - A ceux qui veulent, qui veulent casser l’école (les services publics)  la rue (les l ycéens)  répond « résistance »

 

- Dans tous les quartiers, dans toutes les régions, un même droit à l’éducation !

 

- Y'en a ras l'bol de ces guignols qui cassent nos lycées et suppriment nos profs

 

- C'est pas les fonctionnaires, c'est pas les professeurs qu'il faut virer ! C’est Sarkozy, et son gouvernement !

 

- Non, non, non aux suppressions, non, non, non, à la sélection

 

- C'est pas les postes qu'il faut supprimer, c'est Chatel qu'il faut virer !

 

- Pas 40... pas 30 ... mais 20 élèves par classe ni + ni ­ mais 20 élèves par classe! ni + ni – mais 20 élèves par classe.... !

 

- Tout est à nous, rien est à eux, tout ce qu'ils on ils l'ont volé (ils l'ont volé)

Une vraie éducation, publique et gratuite ou alors ça va péter (ça va péter)

 

- Lycéen, si t'es champion, dis non, dis non... Lycéen, si t'es champion, dis non aux suppressions !

 

- L’éducation n’est pas une marchandise, l’école, l’école n’est pas une entreprise

 

- Chatel ta réforme ne prendra pas forme !

 

-  Chatel , si tu savais, ta réforme, ta réforme  Chatel , si tu savais, ta réforme ou ont s’la met ! Au cul, au cul, aucune Négociation ! Non Non Non aux Suppressions ! / Oui Oui Oui, à notre Éducation !

 

- Les jeunes dans la galère...les adultes précaires...l’école est en colère : on n’en veut pas de cette réforme là !

   

- Lycéens en colère, y'en a marre de la galère !

 

- Y’en a assez assez assez de cette politique, qui casse les écoles et les services publics

 

 

Quelques chansons pour les manifestations lycéennes :

 

 

(sur l'air de au clair de la lune)


Au clair de la lune, mon ami  Chatel ,

Prête moi ta thune, pour payer nos profs.

Mon lycée est mort, il n'y a plus d'option,

que va t-on faire dehors sans education ?

 

(sur l'air de un regiment de fromage blanc, souvenir de colo)


Un régiment de lycéens...

Déclare la guerre au ministère...

Et le Chatel on va s'le faire...

Ses suppressions on n’en veut pas ! ON N’EN VEUT PAS !

 

(Sur l’air de la chenille)


 Mets tes réformes au placard

Car tout le monde il en a marre

Nous on veut pas se laisser faire

Ça suffit toutes ces régressions

Nous on veut bien travailler

Mais faut que l’effort soit partagé

Car c’est ceux qui ont le pognon

Qui veulent toujours tout empocher

(Sur l’air de j’entend le loup le renard et la belette)


j’defend l’école, mes études et mon avenir

j’défend l’école et le service public

Et puis bientôt je reviendrais

Défendre l’école, mes études et mon avenir

Défendre l’école et le service public

(Sur l’air de Bella ciao)


Faut des moyens

Pas trois fois rien

Il faut des postes

Faut du fric

Pour l’service public

L’école pour tous

N’est pas un mythe

C’est la mission d’l’école publique

On laissera pas

Faire nos ministres

On ne va pas s’laisser faire

s’laisser imposer

Un budget

Bien trop léger

C’est pour ça qu’il faut lutter !

(Sur l’air de sacré charlemagne)


Qui a eu cette idée folle)

Un jour de casser l’école bis

C’est, c’est darcos et sarko

Chatel et sarko !

Qui a eu cette idée fixe

D’casser le service public bis

C’est c’est fillon et sarko

Fillon et sarko !


(sur l'air de capitaine flamme)

Cap'tain Chatel,
Tu n'es pas
De notre galaxie,
Mais de celle du profit,
Cap'tain Chatel
Nous on veut un vrai budget
Pour pouvoir étudier
Ou sinon ça va péter
Ca va péter

(sur l'air de mylord d'Edith Piaf)

Allez les lycéens,
On nous prend pour des cons
Et nous on en veut pas
De ce lycée là
On veut un vrai budget
Pour changer le lycée
Pas la loi du marché
Pas la loi du marché


P.S : "Avec une bonne éducation, on aurait des slogans moins cons!"
Par JC 76 - Publié dans : Manifestation
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Lundi 9 novembre 2009
"Ils ont 20 ans, n’ont pas connu le bloc de l’Est, et assument leur engagement communiste.

Né en 1989, un « comble » pour un jeune communiste. Militants à la JC (Jeunesse communiste), Mathilde, Léa, Lison, Nicolas et Lucas ont 20 ans et sont « fiers d’être cocos ». Avec foi en la lutte des classes, ils ne jurent que par les principes marxistes-léninistes : des « valeurs d’avenir », jurent-ils, revigorés par la crise économique. Look classique de jeunes étudiants - sweat-shirts un peu trop grands, jeans, Converses bien usées -, ils en ont marre de devoir se justifier sur le passé de leurs aînés.

« C’est comme si on assimilait en permanence les catholiques à l’Inquisition », se défend Lucas, étudiant en sciences politiques et droit à Lyon.


Lison poursuit : « Quand quelqu’un dit qu’il est capitaliste, on ne lui demande pas s’il est responsable de la traite des Noirs et du colonialisme ! » Piqués, ils ironisent aussi sur l’image que peut renvoyer chez certains le fait d’« être communiste ». « On me sort souvent : « T’es communiste, mais pourtant t’es sympa... » » balance l’étudiante en fac d’histoire à Aix-en-Provence.

« Y a pas de honte à avoir », ajoute Léa, qui milite aussi sur les campus aixois. Ils sont devenus communistes, disent-ils, par « ras-le-bol » : de l’« exploitation », des « injustices ». Ils sont aussi nés dans des familles de gauche, voire « révolutionnaires », avec ici un grand-père mineur d’origine polonaise, là des parents engagés localement au PCF.

« Relève ».

 Avec une mère aujourd’hui première magistrate communiste d’une petite commune du Val-de-Marne, Mathilde était prédestinée : née le 9 novembre 1989, dix heures avant la chute du Mur. « La honte ! » plaisantent ses camarades de la JC. « Mais non, c’est la relève ! » répond la jeune fille. En deuxième année d’ethnologie à Nanterre, elle a sa carte au PCF depuis l’âge de 14 ans. Elle est l’une des responsables nationales de l’Union des étudiants communistes (UEC). Sur la chute du Mur, elle est claire : « C’est bien qu’il soit tombé. » Mais, emmitouflée dans son keffieh, elle contre-attaque : « Depuis 89, d’autres murs se sont élevés. Et ce ne sont pas les communistes qui les ont construits, ceux-là ! »

Comme ses camarades, Nicolas plaide pour une remise en cause : une analyse de l’échec des régimes soviétiques, des « dérives bureaucratiques non orientées vers le peuple », qui ont « perverti » les principes communistes. Mais, très vite, tous tiennent à défendre les « avancées » des régimes communistes : système scolaire, droits des femmes, hôpitaux, etc. Ils citent Cuba en exemple, pointent la « propagande », que ce soit celle des cours d’histoire ou celle des médias. En termes de propagande, eux aussi ont bien digéré celle de leur parti.

Révolution.

S’ils sont communistes - et pas « anticapitalistes » chez Besancenot -, c’est parce qu’ils veulent du concret et des élus sur lesquels s’appuyer. « Il faut entrer dans le système pour le modifier », plaide Mathilde. Et la révolution, toujours d’actualité ?« On ne peut pas faire autrement », estime Léa. Mathilde, elle, « ne croit pas au grand soir ». Ce serait plutôt « par les urnes ». Mais, après une seconde de réflexion, une sorte de romantisme à la Louise Michel revient dans un grand éclat de rire : « Mais si ça doit passer par les armes, on les prend ! » Génération CPE, qui a vu passer Sarkozy en 2007 sans pouvoir voter contre, ils arpentent les cours de facs, les entrées de lycées et font du porte-à-porte pour aider à la « réflexion » des gens qu’ils rencontrent.

Avec « l’espoir » qu’un jour, « ça fonctionne »."


Lilian Alemagna


Les propos tenu par le journaliste, et ce qu’il fait dire aux personnes interviewé ne signifie pas que cela corresponde aux positions du MJCF.
Par JC 76 - Publié dans : Médias
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Lundi 9 novembre 2009

De l'autre côté du miroir : Rencontre avec Saskia Hellmund

"La fille qui venait d’un pays disparu" de Saskia Hellmund sera publié courant 2010, mais il est disponible auprès de son éditeur, Jean Lauria, e-mail : jlauria@live.fr

« En se frottant les yeux, les enfants de la RDA ont découvert un autre monde. Il ya eu les curieux, les courageux et les inquiets. Les soulagés, les bouleversés, les libérés. Ceux qui ont attaqué bravement et ceux qui sont restés à l’écart, seuls, de plus en plus solitaires. Aux uns ont poussé des ailes aux autres elles ont été coupées."

J’ai rendez vous avec Saskia Hellmund devant l’église Saint-Médard à Paris. Comme je suis arrivée avec quelques minutes d’avance, je prends le temps de lire la pancarte qui rappelle l’historique de ce lieu célèbre pour les crispations populaires et religieuses. Une allusion aux iconoclastes protestants qui pendant les guerres de religion avaient pillé l’Église, un souvenir de ces jansénistes oubliés du XVIIIème, et des convulsions sur la tombe d’un diacre qui, parait-il, faisait des miracles. Le Roi en lutte contre ces pratiques superstitieuses et l’agitation populaire, avait alors ordonné la fermeture du cimetière. Le lendemain, sur les grilles fermées, un plaisantin avait placé un écriteau où on lisait « De par le Roi, Défense à Dieu, de faire des miracles en ce lieu ».

Qui se souvient de cette querelle janséniste dépassée, de ce mysticisme populaire effacé par le rationalisme triomphant ? Des débats d’arrière-garde, décalés, une époque qui n’existe plus, mais qui a insidieusement ancré son empreinte dans notre culture. L’histoire est sélective, elle nie parfois des pans entiers de mémoires d’hommes invalidées par le présent. D’Allemagne de l’Est, les mots de Saskia me reviennent. A l’école, on l’avait obligée à visiter un camp de concentration au nom du "devoir de mémoire", parce que les nazis avaient "bien sur" tous été chassés par l’armée rouge. L’aveu qui suit est brutal et douloureux : "J’ai eu un grand père qui a été membre de la Waffen-SS, les pires, les mains les plus sales. Mais de cela on ne parlait pas. Jamais … la RDA n’était pas à un paradoxe près". Une société de paradoxes, qui pour le bien accepte de faire l’innommable. Elle décrit : « J’ai grandi dans une société basée sur des valeurs à la fois idéalistes et corrompues. Une prison oppressante et une invitation à croire en le meilleur de l’homme. »

La simplification née des conceptions de la guerre froide et du monde bipolaire a occulté les systèmes complexes, remplis de tous ces paradoxes qui caractérisent les régimes soviétiques. La RDA était le satellite d’un système corrompu. Une impasse idéologique à laquelle on a, semble-t-il, définitivement tourné le dos, peut être sans comprendre que certaines idées resurgissent dans d’autres époques et dans d’autres lieux.

« A l’heure d’une crise profonde du système du marché libre, les expériences et les savoir-faire des gens qui ont connu plus d’un modèle de société pourraient pourtant redevenir importants. Si on veut bien les écouter, ils vous parleront de la primauté du lien social. Ils vous raconteront comment on peut vivre heureux sans consommer. Ils vous diront la nécessité d’un État qui contrôle un minimum l’économie et qui planifie et investit suivant les besoins de la population.
 
Ce sont souvent des gens humbles et pleins d’imagination qui rêvent d’un monde meilleur.
 
Qui portent dans leur cœur la blessure d’un rêve avorté.
 
Qui seront les premiers à se battre pour pouvoir le réaliser enfin. »
___________________
Rencontre avec une allemande de l’Est

-  Quand on évoque la Chute du mur, on a souvent en tête les scènes de liesse. Dans votre récit, vous avez été réjouie, mais vous avez aussi "beaucoup pleuré". Vous exprimez la souffrance et la douleur.

« La chute du mur a détruit un huis clos. Ceux qui y ont été enfermés se sont réveillés dans un ailleurs dont ils ont douloureusement appris que leur façon de voir et de faire les choses ne comptaient plus. Ils se sont retrouvés en porte-à-faux, anachroniques, ridicules. Inadaptés à leur nouvel entourage. La chute du Mur a détruit. »

Saskia Hellmund  : "Nulle part" Cette notion m’a troublée. Un jour, quelqu’un m’a demandé d’où je venais. J’avais répondu de RDA et il m’avait dit « Tu viens de nulle part ». J’ai été profondément choquée par ce raccourci. La question des origines est primordiale, Aujourd’hui, c’est 9 millions d’"Ossis" qui doivent renier toute une partie de leur vie : des proches, des amis, de la famille… Je ne suis pas seulement une allemande, je suis une allemande de l’Est. Cette souffrance n’est pas de la nostalgie. En Allemagne, il y a un grand manque de reconnaissance de ce qu’on a vécu, de notre culture. Dans les procédures administratives, sur ma carte d’identité je ne peux pas inscrire RDA pour mon lieu de naissance. Ça peut paraître anodin, mais pour moi c’est révélateur. Récemment, j’ai obtenu la nationalité française, et j’ai pu indiquer mon pays d’origine.

« On ne peut nier le passé d’un peuple qu’au risque de le voir se détourner, perdre espoir, sombrer dans une paralysie profonde. Qui n’a pas d’histoire n’a pas d’avenir. »

Saskia Hellmund : C’est un débat difficile en Allemagne. La dictature est un sujet tabou, elle est souffrance, et on refuse d’y voir certains aspects positifs. La RDA a été niée en bloc et avec elle, un peuple entier. Ça laisse la place au ressentiment, aux phrases comme « c’était mieux avant". A cette "Ostalgie" qui consiste à colorer le passé en rose, à se souvenir d’un paradis terrestre qui n’a jamais existé. Aujourd’hui quand je retourne voir ma famille, mes proches, Ils habitent toujours au même endroit mais ils ne se sentent plus chez eux. C’est triste, désolant, déprimant.

« Le pays de mon enfance a disparu. Je suis orpheline. Il y a toujours les paysages, les villes, les maisons. Quand j’y retourne, je marche sur un champ de ruines. Signes extérieurs comme des usines fermées, des champs non labourés, signes intérieurs comme la passivité, la plainte, le regret. Aujourd’hui, l’Allemagne de l’Est est un pays dévasté. »

Saskia Hellmund : Je raconte mon histoire, comme je l’ai perçue. Je ne parle pas au nom de tous les autres .J’écris beaucoup pour moi, j’en ai besoin. Dans mes autres textes, même lorsque j’invente, je pars toujours de quelque chose que j’ai vécu, c’est mon rapport à l’écriture. Ça me permet de dérouler ma pensée, de me comprendre aussi. Je ne veux pas revenir en arrière mais je crois qu’il est important d’avertir, de réfléchir. Pour l’Europe, la chute du mur est un événement d’une importance capitale. Elle a suscité l’espoir, donné la liberté. Elle a aussi détruit. Il est nécessaire d’accepter cela.

- Vous écrivez "délibérément"en français et vous dîtes « En Allemagne mes paroles ne seront pas entendues. Au niveau national, il est impensable de parler de perte, de dépossession, de regret ». L’Allemagne de l’Ouest n’est elle pas encore prête à recevoir ce discours ?

Saskia Hellmund : Aujourd’hui j’habite en France et je voulais partager mon histoire avec les gens qui m’entourent. Pour informer d’abord, on sait bien peu de choses sur l’Allemagne de l’Est ou du moins il y a une version officielle qui domine. Une version selon laquelle le peuple de la RDA a été libéré. Sans contester l’importance de la nouvelle liberté qu’on a acquise, témoigner de ce qu’on a perdu est impensable. C’est tout simplement inadmissible. Mais j’ai aussi décidé d’écrire en français car je n’aurais pas été capable d’écrire ce texte en allemand : j’aurais pleuré tout le temps. J’ai pourtant écrit comme j’écris en allemand, et je suis assez fière d’avoir réussi à émouvoir aussi en français.

« [les dirigeants actuels] préfèrent insister sur le fait qu’une dictature est par définition un mal et ne peut comporter de bien. Erreur grave, erreur qui contribue à entretenir deux Allemagnes. »

Saskia Hellmund : Bien sûr, le mur existe encore dans les têtes. Régulièrement dans les sondages on apprend que 20% des allemands à l’Est comme à l’Ouest voudraient le reconstruire. Pour les « Wessis », les « Ossis » sont des citoyens de deuxième classe, des « boulets » si on veut, qui tirent l’économie vers le bas, qui font augmenter les impôts, des assistés au chômage. Les préjugés sont tenaces, ils entretiennent une incompréhension mutuelle. J’aimerais pourtant que ce texte soit traduit en allemand car je le dédie à mes amis, mes proches qui ne peuvent pas le lire.

« On peut aller plus loin, monter plus haut, mais également tomber plus bas. Je ne vis plus dans une société solidaire à cause d’un manque omniprésent, mais dans un système de concurrence avec un excédent de produits. Savoir bien faire semblant peut mener plus loin qu’un savoir-faire irréprochable. Le fringant supplante l’authentique, l’argent pervertit les relations sociales. »

Saskia Hellmund : Je ne cherche pas à refaire l’histoire, mais je pense qu’une société libre, plus juste et plus solidaire est possible. J’ai vécu dans une dictature, avec toutes les contraintes que cela imposait. A l’école, les entrainements militaires, la duplicité des comportements adultes, le manque permanent. Mais le problème c’est que les Allemands de l’Est n’avaient jamais connu la démocratie, puisqu’ils sont passés directement d’une dictature à une autre. On pouvait tout à fait mener une petite vie tranquille en RDA, avec des compromis, des compromissions, on s’accommodait d’une double vie. Il y avait ce qu’on pouvait dire en privé et en société. J’ai toujours su quand je pouvais parler ou quand je ne pouvais pas, c’était intuitif, naturel. L’annexion a été voulue mais elle a été brutale. D’un seul coup, les diplômes ne valaient plus rien. On apprenait le russe, il fallait savoir l’anglais. Les savoir-faire devenaient invalides, les usines ont fermé. En 1989, 16 millions de personnes ont vu leur quotidien bouleversé et dévalorisé. On n’a pas tous réagi de la même manière. J’étais une adolescente lors de la chute du Mur. A mon âge, cet événement m’a sans conteste ouvert des perspectives inimaginables et formidables dans mes études, dans mes voyages.

- Dans votre récit vous exprimez cela.

J’appartiens à une génération qui n’a pas beaucoup souffert des contraintes de la vie en RDA. Beaucoup de décisions difficiles comme l’adhésion au parti communiste ou à l’un des autres partis ne me touchaient pas encore. J’ai pu profiter des avantages d’une enfance sans soucis matériels, sans peur de l’avenir, sans peur de pouvoir être victime d’un crime. De plus, le Mur est tombé au bon moment pour moi, je pouvais pleinement profiter des avantages d’une liberté beaucoup plus grande. Étudier sans présélection idéologique,voyager librement, même m’installer dans un autre pays. J’ai donc beaucoup de raisons d’être satisfaite de l’évolution. Je le suis. Une vie en RDA m’aurait privée de beaucoup de choses dont j’ai besoin. Je ne pardonnerai jamais à ce pays de ne pas avoir respecté la liberté de l’individu. 

Saskia Hellmund : Nous étions nés du "mauvais" côté du miroir, il fallait se "réadapter". J’étais jeune, j’ai étudié à l’Ouest, changé de pays. Pour ma génération, l’adaptation a sans doute été plus facile mais pour les adultes de l’époque, beaucoup ont tout perdu. Mais je suis consciente d’avoir peut être évité le pire en n’ayant pas à faire les choix des adultes en RDA comme renoncer à la liberté d’expression ou adhérer à un parti politique. Mais les choix et la liberté offerts à l’Ouest a pu également dérouter plus d’un. Nous n’avions aucun modèle, nous étions livrés à nous mêmes, nos parents complètement dépassés par les événements.

« A 16 ans, je me suis fait solennellement le serment de ne jamais adhérer à une cause politique et de ne jamais devenir membre d’un parti. La politique était finie pour moi. J’avais trop peur de me retrouver instrumentalisée et manipulée une seconde fois.  »
 
De plus cette expérience m’a appris très tôt que personne ne détient la vérité. Les idées qui se prétendent universelles sont les plus dangereuses. J’ai appris à me méfier des bonimenteurs et de la langue de bois. Je suis toujours prête à me battre pour une cause, mais jamais de façon exclusive, l’exclusivité mène au fanatisme. La conviction de pouvoir améliorer le monde justifie souvent l’emploi de la force contre ceux qui n’y adhèrent pas 
 
Depuis ce temps, je porte un regard très critique sur tout ce qui m’entoure. Je scrute et je pèse avant de juger. Je défends plus que d’autres la liberté d’expression, même pour des opinions que j’abhorre. Le fait d’avoir été privée pendant toute mon enfance de ce droit fondamental me le rend infiniment précieux.

Saskia Hellmund : Comme je l’écris dans ce livre, la chute du mur m’a aussi fait grandir plus vite. Je réalisais l’ampleur de la manipulation et je me suis construite avec l’horreur de la pensée unique. Il faut toujours de la distance pour analyser les choses, être conscient de ne pas détenir une vérité universelle.

- Ce regard critique est permanent dans votre texte et dans votre vision des événements historiques, vous dites à propos de la Chute du Mur.

« Et la colère montait, les exigences s’envolaient. Le chaudron risquait de déborder. C’est ainsi que début novembre, un malentendu a provoqué un événement historique de dimension mondiale : la chute du mur.
C’est arrivé par mégarde, par inadvertance pendant une conférence de presse internationale avec plusieurs membres du gouvernement. »

Saskia Hellmund  : La liberté de voyager était au cœur des revendications des manifestants de « La Révolution paisible »pendant l’été 1989. On criait « Pas de violence ! Vive la liberté ! » On voulait la liberté d’expression, la liberté de se rassembler, de voyager. Pour nous, en Allemagne, la date importante c’est le 9 octobre, lorsqu’à Leipzig le gouvernement a renoncé à faire usage de la force contre les manifestants. La tension était palpable, ça aurait pu être un bain de sang. Les soldats attendaient juste l’ordre pour tirer. Mais finalement, l’armée n’a rien fait. On a frôlé le carnage. L’espoir était né, tout était possible. Ensuite, je me souviens très bien de cette conférence de presse. Le gouvernement voulait relâcher la pression en accordant le droit de passer la frontière librement. Pour quitter la RDA avant, c’était très compliqué quasiment impossible, ça pouvait prendre des années de procédures administratives, avec les inconvénients et la menace. Les ministres voulaient accorder plus facilement les autorisations, mais pas les supprimer. Un journaliste a demandé quand est-ce que les allemands pourraient passer la frontière ; le ministre a bafouillé "tout de suite" . Dans la nuit, le mur tombait.

« Tout d’un coup, les habitants de la RDA ont eu accès au monde entier. Un monde qui brillait de mille couleurs, qui répandait mille arômes, qui promettait mille bonheurs nouveaux. Ainsi, on a oublié le but initial ; réformer la RDA, y améliorer les conditions de vie pour en faire enfin un pays dont on aurait pu être fier. Qu’on aurait pu aimer de tout son cœur. »

- Vous parlez toujours d’"annexion" et non de "réunification", quelle est la nuance ?

Saskia Hellmund : La RDA a été annexée, l’Allemagne n’a pas été réunifiée. Ce n’est pas une nuance, c’est déterminant, même si cette annexion a été voulue par les allemands de l’Est qui ont voté massivement pour "la réunification". Mais au bout du compte, ce n’en est pas une Réunifier, c’est conjuguer, métisser, mélanger. Pour la RDA, il n’y a pas eu de compromis ni de rapprochement. On a invalidé du jour au lendemain le modèle de la société. Le pays a disparu et on a remplacé l’ensemble de son système et ses valeurs. La chute du Mur a conduit à la disparition pure et simple de mon pays. Lorsque « Nous sommes le peuple » est devenu « nous sommes un peuple. », Helmund Kohl a fait sa campagne pour la réunification. J’étais dégoutée de le voir accueilli comme un messie. De voir qu’à nouveau, un dirigeant anéantissait toutes les revendications pour améliorer la vie en RDA. C’est à cette occasion qu’il avait dit : « Personne ne vivra plus mal, tout le monde vivra mieux ». Cette phrase a beaucoup marqué l’Allemagne de l’Est, elle a été reprise plusieurs fois pour exprimer le dégoût devant les événements qui suivirent. On a été impressionné, aveuglé par les supermarchés, les couleurs, le clinquant. On a oublié qu’avec le chômage on n’aurait pas forcément les moyens de se payer cette profusion de marchandises.

« Vue de l’Est, la RFA ressemblait à un pays de cocagne. Les supermarchés toujours pleins de produits, jamais une seule queue, aucun manque, on devait juste tendre la main pour toucher le bonheur. Alors les « Ossis » se mettaient à rêver, à vouloir vivre dans ce pays enchanté. Dans ce rêve, ils sous-estimèrent la face sombre du système capitaliste, du marché libre. Chômage, criminalité, drogue, sans-abris pour les allemands de l’Est, tout cela n’existait qu’à la télé et ne correspondait à aucune réalité palpable ».

- « Tout devait aller vite. Tout est allé trop vite. » Insécurité, chômage, concurrence, liberté : Vous comparez deux systèmes et vous dressez un constat très critique de la société occidentale ? Que souhaitez-vous dénoncer dans ce témoignage ?

Saskia Hellmund : Je trouve intéressant de témoigner d’une autre société qui fonctionnait radicalement différemment. Je trouve important de poursuivre un idéal fraternel et solidaire. Quand j’ai vu arriver la crise en 2008, je n’étais pas surprise, j’ai pensé voilà où vous allez, lorsque l’argent règne sur le système de valeurs. Je crois qu’on peut aussi fonder une société sur d’autres valeurs qui ont existé. J’entends toujours dire que la RDA était un pays communiste. En réalité, c’est faux, le communisme est une utopie, qui je pense ne sera jamais réalisée. On se disait "socialiste en voie pour arriver au communisme". C’était ça l’idéologie : on avançait vers un monde meilleur. Le problème du régime c’était de forcer les gens pour ça mais je pense que c’est important de garder un idéal.

- Vous écrivez :

 « L’idéologie communiste promet autant de délivrance que le christianisme. Elle aussi mène au salut absolu. Elle a ses martyrs et ses saints, ses légendes et ses rituels. Le communisme parle sans cesse d’un monde meilleur, promis pour demain ou au plus tard après demain. Comme le paradis est proche, tous les moyens sont bons pour l’atteindre. En employant la force et la pression, l’individu libre est ainsi nié. »
 
« Mais il y a aussi le revers de la médaille. Quand un homme politique ou un intellectuel de l’Est dit ouvertement qu’il y a eu des choses bien en RDA c’est le tollé à L’ouest. Une grande partie des « Wessis » ne supportent pas l’idée qu’une dictature ait su garantir un emploi à tout le monde, qu’une dictature ait soigné ses habitants gratuitement, qu’une dictature ait rendu possible à toute mère de famille de travailler à plein temps. Qu’une femme puisse mener une vie professionnelle active et s’épanouir dans la maternité, c’est quasiment impossible en RFA. »

Saskia Hellmund : Effectivement il y a une utopie, un idéal et une dictature. En RDA, il n’y avait aucune liberté, mais également très peu de chômage, beaucoup de crèches, d’écoles, des hôpitaux ; Ce système a existé. Aujourd’hui, la question de la régression de la place de la femme dans l’Allemagne réunifiée est préoccupante. Il y a d’ailleurs toujours plus de crèches à l’Est qu’à l’Ouest. Une petite anecdote m’avait surprise. Un jour près de Stuttgart(RFA), je devais prendre rendez vous à la banque et je proposais de venir l’après-midi. L’employée m’avait alors répondu « Malheureusement j’ai un enfant ». Il n’y a pas d’école l’après-midi en Allemagne. Pour les femmes, c’est difficile de concilier la garde et le travail. Nombre d’entre elles travaillent à temps partiel. C’était impensable en Allemagne de l’Est. L’enfant n’était pas un handicap. Aujourd’hui, les problèmes de la garde conjugués avec d’autres comme le chômage ont conduit à une baisse de la natalité en RDA.

« Ce qui a été particulièrement pervers en RDA, c’est que toutes ces horreurs ont été justifiées par le bien du peuple et même par le bien qu’on allait apporter à l’humanité entière. »

- Vous dressez également un tableau très sombre de la dictature. Une idée m’a semblé très intéressante, vous ne parlez jamais de société égalitaire même si vous décrivez un nivellement faible des conditions sociales. Vous parlez de solidarité par le manque.

Saskia Hellmund : Le manque était omniprésent en RDA. Lorsqu’on a pu aller à l’Ouest on a été éblouis par toutes ces choses nouvelles. Je me souviens très bien : la vénération du DM, les supermarchés, les produits exotiques, le chocolat. Mais je pense, en tout cas pour moi, que j’ai été davantage sensible au formidable gâchis de la société qu’on m’offrait en retour, aux excès de la consommation occidentale, des comportements. Je ne veux pas dresser encore une fois un portrait en noir et blanc du système capitaliste et du système communiste. Indiscutablement il y a des côtés très sombres dans les deux. Je pense simplement qu’une société plus juste est possible, qu’on peut rêver d’une société libre et responsable. Je veux toujours croire en un monde meilleur.

« Je serai toute ma vie une allemande de l’Est. Venue de nulle part en chemin pour aller quelque part. »
Par JC 76 - Publié dans : Situation internationale et européenne
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Lundi 9 novembre 2009
















La chute du mur de Berlin symbolise-t-elle la fin du « communisme » voir celle de l’histoire ? Quel bilan, vingt ans après ?


Lundi 9 novembre, un numéro spécial de l’Humanité de douze pages avec des témoignages d’acteurs de l’époque
qui ont cru à ce cri lancé par des millions de poitrines : « Wir sind das Volk ».


Au-delà du mur


La démolition du mur qui, depuis vingt-huit ans, formait une frontière hermétique traversant Berlin, est l’événement le plus retentissant de l’effondrement du système politico-militaro-économique bâti autour de l’Union soviétique. Au-delà même du bouleversement de l’ordre géopolitique établi en Europe depuis 1945, c’est la fin du monde bipolaire qui se dessine en cette nuit du 9 au 10 novembre 1989. Deux ans plus tard, fin décembre 1991, l’Union soviétique aura cessé d’exister.


La fin de la RDA ne serait-elle que le résultat de la conjonction des pressions occidentales et d’un lâchage de Gorbatchev ? Ou au contraire la victoire d’une révolution démocratique renversant une dictature honnie ? Il est temps de dépasser les interprétations réductrices et passionnelles. La RDA, comme les autres pays européens où fut instauré le modèle soviétique, n’a pas surmonté de lourdes contradictions. Elle proclamait des objectifs émancipateurs, affirmait que « tout le pouvoir politique est exercé par les travailleurs. L’homme est l’objet de tous les efforts de la société socialiste et de son État » (article 2 de la Constitution), affirmait un antifascisme incarné par le passé de ses dirigeants. Mais ces objectifs étaient entravés par un régime ne souffrant pas la moindre opposition, qui limitait gravement les libertés publiques et individuelles.

Pourtant, des centaines de milliers de citoyens engagés, membres du SED ou non, font de la RDA une société dynamique et solidaire. Ses réalisations sociales sont reconnues. Sur les droits des femmes, la RDA est très en avance sur l’Ouest. Les années soixante-dix voient les progrès les plus marquants. La RDA est reconnue par de nombreux pays, dont la France. Des sommets interallemands ont lieu à Erfurt et à Cassel.


Les années quatre-vingt sont celles de l’essoufflement économique dans les pays socialistes. La contradiction entre les exigences d’une génération qualifiée, ouverte sur le monde, et une République enfermée derrière un mur et une direction cloîtrée dans ses certitudes s’exacerbe. _ La RDA, fondée le 7 octobre 1949 dans la zone d occupation soviétique après que les puissances alliées eurent créé la République fédérale sur les trois autres zones, connut une crise grave le 17 juin 1953, quand une révolte ouvrière fut durement réprimée par les Soviétiques. Pour faire fin à une hémorragie de travailleurs qualifiés vers l’Ouest, la RDA érigea le mur et renforça sa frontière occidentale le 13 août 1961. Le tournant (die Wende) n’a pas été le fruit d’une lutte politique de longue date, comme en Pologne avec Solidarité ou en Tchécoslovaquie avec la Charte 77. Le contexte fut l’élément déclencheur : cet été 89, la Pologne vit une cohabitation entre le président Jaruzelski et un gouvernement non communiste. La Hongrie détruit les barbelés de sa frontière. En juin, Mikhaïl Gorbatchev, en visite à Bonn, a clairement indiqué que Moscou n’interviendra pas dans les relations interallemandes. Les conditions étaient favorables à une pression populaire pour imposer le droit de voyager. Pour être tombé trop tard, le mur de Berlin aura finalement emporté la RDA ; épilogue que ne souhaitaient pas dans leur masse les manifestants qui scandaient « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple »). C’était un rappel à l’ordre aux dirigeants, qui ne cessaient de se référer au peuple sans lui demander son opinion. Le peuple ne fut pas davantage consulté avant le traité d’unification le 3 octobre 1990.

Par JC 76 - Publié dans : Situation internationale et européenne
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Lundi 9 novembre 2009

Mercredi 4 Novembre ,les Jeunes Communistes de Seine Maritime ont repondu présent à l'invitation de la section PCF de Dieppe Pour un débat publique sur les Régionales .Dés le début de débat les jeunes ( JC , UNEF...) se sont fait entendre .Les thémes(gratuité des manuels, offre de formation post-bac ...) abordés ont été nombreux ont témoigner de la détresse de la Jeunesse.


La proposition de création d'un revenu de solidarité jeunesse précaire à été applaudie par l'assemblée.

Par JC 76 - Publié dans : Problème de société
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Vendredi 6 novembre 2009

Les 28 et 29 novembre aura lieu la Fête de l'Humanité Normandie au Parc des Expositions de Rouen.

Grande fête politique et populaire, cette fête rassemble chaque année plus de 5000 personnes.

Cette année, en plus de la bonne ambiance habituelle, un plateau exceptionnel nous attend, les Fatals Picards le samedi soir et les Ogres de Barback le dimanche après midi.

De plus, des dizaines d'associations seront présentes avec le MRAP, RESF, le Collectif des Sans Papiers, Droit à l'énergie, etc.
De nombreux syndicats organiseront des débats tout le long de la fête avec la CGT, l'UNEF, l'UNL et la FIDL...

 

Les Jeunes Communistes organiseront le samedi à 15 heures un débat sur "l'emploi et la formation, quelles réponses à la crise économique et social?"

Un programme plus détaillé sera annoncé plus tard.

Si vous souhaitez achetez des places(12 euros), contactez nous au 06.69.95.87.85 (Baptiste)

Par JC 76 - Publié dans : Fête de l'Humanité
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Jeudi 5 novembre 2009

DIALOGUE.Les jeunes communistes ont envahi hier le hall de la CCI. Le secrétaire général est venu discuter avec eux.

Pour leur première action d'envahissement, les jeunes communistes de Seine-Maritime avaient ciblé un lieu symbolique : la chambre de commerce et d'industrie de Rouen. Pancartes au poing, mégaphone en bandoulière, drapeaux au-dessus des oreilles, les militants ont investi hier le hall du bâtiment pour parler haut et fort de l'emploi et de la formation des jeunes.

Après une entrée houleuse - un agent a essayé de les chasser, s'en prenant même aux caméras et appareils photos des journalistes - les partisans ont été reçus par Pierre-Yves Tual, le secrétaire général de la CCI.

Plus d'allocations

Et même si la voix des jeunes et la voix des entreprises ne s'accordaient pas à l'unisson, le dialogue s'est déroulé sans éclats. « Je ne suis pas choqué du tout de voir des jeunes envahir le hall, assure Pierre-Yves Tual. Au contraire, ça m'inspire de l'intérêt de voir que des gens se mobilisent. Il faut discuter avec les jeunes, ils ont des choses à dire. »

Et la liste est longue… « Aujourd'hui, le chômage touche de plein fouet les moins de 25 ans, et le gouvernement préfère augmenter les aides aux actionnaires, s'insurge Gaspard Cassius, secrétaire départemental des jeunes communistes. Nous, on demande une allocation études pour éviter que les jeunes ne travaillent pour financer leur diplôme, une allocation pour aider à la recherche du premier emploi, et une allocation pour ceux qui souhaitent reprendre des études. »

Même s'il affirme « ne pas pouvoir donner d'avis personnel sur la question », le secrétaire général de la CCI assure prendre au sérieux les revendications des jeunes communistes. Il a même été invité à débattre du sujet à la prochaine fête de l'Humanité en Normandie, le 28 novembre prochain.
Céline Bruet

Par JC 76 - Publié dans : Médias
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