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Evenements

11, 12 et 13 septembre: Fête de l'Humanité à la Courneuve avec Manu Chao, Deep Purple, Julien Clerc, Cocoon, Keziah Jones, les Wampas,…

29 et 30 novembre 2009: Fête de l'Humanité Normandie au Parc Expo de Rouen

lettre-pétition à Barack Obama: Liberez Mumia Abu-Jamal  

Samedi 4 juillet 2009
Les jeunes communistes expriment leur solidarité envers le peuple hondurien.
Dimanche a eu lieu le premier coup d’état en Amerique latine depuis la fin de la guerre froide. En quelques heures, les militaires ont enlevé le président Zelaya, démocratiquement élut, ainsi que les ambassadeurs de Cuba, du Nicaragua et du Venezulela, et des membres du gouvernement.


Ce coup d’Etat intervient à la suite d’un conflit politique qui opposait la droite et le Président sur la posibilité via la tenu d’un référendum, de briguer un second mandat pour continuer les réformes sociales.

Les jeunes communistes, inscrits dans une tradition de solidarité internationale envers les peuples en lutte, expriment leur indignation face au coup d’Etat perpétré par l’armée hondurienne avec la complicité de la droite réactionnaire et le patronat.


Cette action anti - démocratique a mis de façon illégitime à la tête du pays, M. Roberto Michcletti, digne représentant des intérêts des multinationales et ancien membre des forces armées.


Dans le contexte de lutte des mouvements sociaux en Amérique Latine, menés par une grande majorité des gouvernements de la région qui se sont prononcés de façon démocratique pour la mise en place de politique progressiste et de justice sociale, les jeunes communistes ne peuvent tolérer cette main basse.


Les Jeunes Communistes condamnent donc tout acte qui met à bas la souveraineté des peuples. Les Etats-Unis et l’Europe doivent fermement afficher leur hostilité à l’infâme remake des dictatures d’Amérique Latine. Nous exprimons notre soutient au peuple du Honduras et aux manifestations qui ont débutées aujourd’hui.

Par JC 76 - Publié dans : Situation internationale et européenne
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Vendredi 3 juillet 2009
La cour constitutionnelle allemande a suspendue la ratification du traité de Lisbonne. En effet, la plus haute juridiction allemande a estimé que la parlement devait, s’il voulait que le traité soit ratifié, faire correspondre la loi fondamentale de la république allemande au traité.


Cela va avoir pour conséquence directe de retarder, encore, la ratification du traité ultra libérale.

Car en plus de l’Allemagne, les présidents tchèque et polonais ne veulent pas signer la ratification de ce traité et les Irlandais vont devoir, alors qu’ils se sont déjà exprimés contre, revoter sur ce traité par voie référendaire. La viabilité de ce traité est donc de plus en plus précaire, les Jeunes Communistes s’en réjouissent.


Ce traité fait honte à la démocratie. Il a été conçu en cati mini par les bureaucrates de Bruxelles, sans l’avis des peuples. Il est ratifié conte eux, puisque presque aucun peuple d’Europe n’a été consulté, et dans le seul cas où il l’a été, en Irlande, la commission les oblige revoter afin qu’ils disent OUI.


La construction européenne fait honte à tous ceux qui sont attachés à la démocratie. Nous réclamons que chaque traité soit ratifié dans chaque pays par voie référendaire. C’est la seule façon d’obtenir des garanties démocratiques et sociale en Europe.

Par JC 76 - Publié dans : Situation internationale et européenne
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Jeudi 2 juillet 2009
Voici l'article de Paris Normandie à ce sujet:



Un conseil communautaire quel qu'il soit a parfois tendance à jouer les chambres d'enregistrement. La plupart du temps, il s'agit essentiellement de prendre acte de décisions déjà prises, et les séances de l'Agglo de Rouen n'échappent pas à cette règle. Pour autant, il est un sujet qui, souvent, suscite le débat. Et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit des transports en commun, l'une des principales compétences de l'intercommunalité. Mardi soir, ça n'a pas loupé.

Pas moins de cinq délibérations traitant du sujet étaient soumises au vote des élus communautaires réunis à Saint-Léger-du-Bourg-Denis. L'occasion à chaque fois pour les uns et pour les autres de défendre leurs points de vue.

Exemple lors du vote de la modification des tarifs (qui deviendra effective à partir du 1er septembre 2009). Les élus communistes ont rappelé leur souhait de voir un jour l'accès au bus et aux métros devenir gratuits. « Ça coûterait 18 M€, mais c'est un choix politique à faire et qui mérite d'être envisagé », ont-ils défendu, tandis que des représentants des Jeunesses communistes, venus en spectateurs, levaient des affiches soutenant cette revendication.

Toujours sur cette même question, les Verts ont, quant à eux, fait savoir que leur priorité n'était pas la gratuité, mais une augmentation des investissements à destination notamment de transports en sites propres sur le modèle du Teor. Un système que justement, Gilbert Renard, représentant de la droite au conseil, ne voit pas comme LA « solution absolue » à tous les problèmes (par ailleurs, l'élu ne serait pas contre une gratuité partielle des transports)… Autant dire que, hier soir, il n'a pas été possible de mettre tout le monde d'accord.

Par JC 76 - Publié dans : Médias
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Jeudi 2 juillet 2009

Les Jeunes Communistes de Rouen ont souhaité intervenir lors du conseil d'agglomération où de nombreuses délibérations avaient lieu sur le transport. Laurent Fabius, Président de la Communauté d'Agglomération, a refusé. Voici l'intervention que nous voulions faire:

 

La campagne que nous avons lancé le 1er novembre à l’occasion d’un débat organisé à la Fête de l’Humanité Normandie nous a permis de récolter à ce jour plus de 4000 pétitions en faveur de la gratuité des transports. Un bon nombre d’initiatives ont été menées dans ce sens. Partout où nous sommes allés, à la rencontre des habitants de l’agglomération de Rouen, nous avons reçu des encouragements et des témoignages d’amitié.

 

Dans quel contexte menons-nous cette campagne ?

 

Il y a quelque chose de pourri au royaume capitaliste. La crise des jeunes, leur mal vivre est sans précédent. Nous sommes la génération qui allons vivre moins bien que celle de nos parents. Le sens de l’Histoire comme progression des conditions de vie est brisé. C’est pour nous une période de régression qui s’annonce. Petit boulot, mal logement, discrimination, etc, sont d’autant de coups portés à nos vies, auxquelles s’ajoute la perte progressive du pouvoir d’achat ainsi qu'une précarité grandissante avec son lot de mal vivre et d’aliénation.

 

Depuis 2002, la jeunesse a été une des principales cibles de la droite au pouvoir (Contrat jeune, LMD, loi Fillon, CPE, LRU, réformes des lycées, répression, etc.). Une des logiques poursuivies par toutes ces réformes : précariser les jeunes au maximum, les préparer à accepter le système capitaliste dans sa version néolibérale.

 

Heureusement, si les jeunes sont parmi les plus touchés par la politique libérale, ils sont aussi ceux qui ont marqué le plus leur résistance à ce projet.

 

La jeunesse est une période de formation de la personnalité d’un individu. C’est une période où l’on essaie des choses, on se trompe, construit des projets. La jeunesse, c’est aussi une nouvelle génération qui entre en société, avec ses propres aspirations, son propre vécu. Elle a constitué par le passé, et continuera dans l’avenir à être ce groupe social qui, plus que les autres, renouvelle la société. Il faut donner les moyens aux jeunes d’inventer ce qu'ils seront demain, et quelle société ils veulent construire. 

 

Pourquoi le transport gratuit ?

 

Le transport gratuit répond à des exigences sociales, écologiques et démocratiques.

 

  • Pour des raisons sociales

Le transport est vital pour les cours, le travail et les loisirs. Or avec l’augmentation du prix de l’essence, ce sont bien les plus défavorisés qui sont obligés d’utiliser le transport collectif. Comment faire alors si le prix du ticket est lui aussi trop élevé ?

 

  • Pour des raisons écologiques

Encourager le transport gratuit signifie encourager les citoyens à utiliser plus les transports en communs et moins leurs voitures. Ce qui signifie bien sûr moins de pollution.

 

  • En rapport avec vos objectifs de budget 2009 qui sont : le développement durable, la solidarité et l’attractivité économique : Nous pensons que le transport gratuit rentre parfaitement dans ce cadre.

 

  • Pour développer le transport collectif rouennais

La moyenne de voyage par an et par habitant est de 80 voyages. Très faible par rapport à d’autres aires urbaines d’une taille équivalente comme Montpellier ou Rennes qui dépassent le seuil des 130 voyages.

 

 

Comment ?

 

  • Par la mise en place d’un service public du transport

 

Le public finance déjà à hauteur de 73% la TCAR et pourtant nous sommes toujours dans le cadre d’une délégation de service public. Or la Chambre Régional des Comptes a critiqué la gestion financière de l’entreprise, il est temps que le public reprenne en charge le transport en régie directe.

 

  • Le financement

 

Par le biais d’un financement des entreprises en augmentant la taxe versement transport qui dans le cadre du Grenelle de l’Environnement sera augmentée.

 

Une volonté politique. Partout, nous voyons des travaux sur les routes pour améliorer le service. Mais cela favorise le transport individuel, une partie de ce budget doit être redirigé vers le transport collectif et pour la gratuité et le développement du réseau.

 

Économie sur l’impression des tickets et les bornes électroniques.

 

Des exemples

 

La gratuité a déjà été instauré dans d’autres agglomérations : 

 

  • Châteauroux

 

Augmentation de la fréquentation de 72% en un an. Cela met caduque l’argument qui vise à dire que la gratuité n’aurait aucun lien avec une possible augmentation de la fréquentation.

 

  • Aubagne, dirigé par le PCF

 

Gratuité instauré dans cette agglomération de 100000 habitants. De plus, un autre projet à plus grande échelle est en cours. La Présidence de l’agglomération souhaite instaurer la gratuité pour la liaison entre Aubagne et Marseille en tramway. C’est un plus grand projet qui coûtera plus cher mais qui prouve que lorsque la volonté politique est là, tout devient possible.

 

 

 

Enfin, Monsieur le Président, ces 4000 signatures attestent que le transport gratuit est une réelle attente et une forte revendication de la part de nos concitoyens. Et nous ne nous arrêterons pas à ces 4000 signatures, nous continuerons ce combat autant de temps qu’il faudra pour que cette revendication soit enfin entendue.

 

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas balayer cette revendication en disant qu’elle coûte 18 millions d’euros et donc qu’on en parle plus. Vous savez très bien que les moyens de financement sont possibles mais que cela dépend d’une volonté politique.

 

C’est pour cela que nous vous demandons, Monsieur, ainsi que tous les élus qui siègent en ce conseil, votre position sur la gratuité des transports.

Par JC 76 - Publié dans : Transport
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Mercredi 1 juillet 2009
LE MELVILLE EN PERIL

Voici la déclaration des élus communistes de la ville de Rouen

Les élu-es communistes ont toujours apporté leur soutien au cinéma Art et Essai et au Melville. Ce cinéma contribue à offrir une alternative cinématographique face à la standardisation de la production et de la diffusion cinématographique notamment à travers les multiplexes. C’est aussi Le Melville qui porte le Festival du cinéma Nordique qui en est à sa 22ème édition. C’est enfin un lieu où le débat citoyen a pu trouver sa place, permettant à des associations d’y organiser des projections-débats sur des sujets de société.


Ce réseau Art et Essai Recherche diffuse des films d’auteurs, des films étrangers, des films moins « médiatisés », ce qui représente une offre unique dans notre agglomération. Cependant il se trouve dans une situation économiquement délicate. Les budgets des salles indépendantes comme Le Melville trouvent leur équilibre grâce aux aides publiques de l’État et des collectivités locales, ce malgré leurs programmations de qualité et, concernant le Melville, une fréquentation en hausse.


La décision de la municipalité de droite de favoriser l’implantation d’un nouveau Multiplexe sur les Docks a créé les conditions d’une déstabilisation du paysage cinématographique avec la fermeture prochaine des Gaumont rue de la République. Notre municipalité est en négociation avec Gaumont afin de préserver ce lieu en le dédiant notamment au cinéma Art et Essai.

Dans la phase transitoire et en attente de l’évolution de ce dossier, le groupe des élu-es communistes et citoyen considère que le versement pour 2009 par la ville de Rouen d’une subvention assortie d’une convention d’objectifs dans la cadre de la loi Sueur est nécessaire pour contribuer à la poursuite de l’activité du Melville. D’autant qu’elle conditionne le versement des autres collectivités. C’est une position conforme à celle que nous avons soutenue en votant les subventions de la ville au Melville depuis 2006.


Les Jeunes Communistes de Rouen approuvent et encouragent la décision des élus communistes et lanceront au cours de l'été une grande campagne de signature de pétitions pour sauver le cinéma d'art et d'essai.


Tous ensemble, sauvons le Melville

Par JC 76 - Publié dans : Culture
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Mardi 30 juin 2009

La classe dominante soumet l’Université aux intérêts privés, au prix fort pour les étudiants. La vague de réformes qui démarre au LMD et qui culmine avec la LRU tend à donner à l’Université le rôle de former des salariés dociles et bon marché et de développer une recherche seulement capable de générer des profits immédiats. « L’opération Campus » menée par le gouvernement va dans ce sens. Nous voulons opposer à l’assujettissement de l’Université aux logiques de rentabilité, une Université qui soit un outil pour l’émancipation de tous les travailleurs et qui contribue à répondre aux besoins sociaux. Cela implique qu’elle forme les citoyens à être des travailleurs qualifiés en maîtrise du processus de production, qu’elle contribue à sécuriser l’entrée dans l’emploi des diplômés pour protéger tous les travailleurs, qu’elle développe la recherche fondamentale pour le progrès humain.

Former les citoyens à être des travailleurs qualifiés en maîtrise du processus de production

La future norme d’une formation supérieure réellement émancipatrice est, pour les étudiants communistes, une formation hautement qualifiante qui lie étroitement Enseignement et Recherche afin de répondre aux besoins nouveaux de la société associés à la révolution informationnelle qui s’opère.

La formation supérieure initiale doit par ailleurs être distincte de la formation professionnelle qui relèverait quant à elle exclusivement des entreprises. Parallèlement, la formation continue à l’Université doit répondre aux ambitions de formation des individus et à l’évolution des besoins sociaux alors que la formation professionnelle continue en entreprise doit répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise pour sa production.

La formation doit également, quelque soit le parcours de formation, donner les clés aux futurs travailleurs pour leur permettre de comprendre l’environnement économique (système économique -agents, mode et rapports de production en particulier-, marché et droit du travail...) de leur futur métier. Il s’agit ainsi de permettre à chacun de maîtriser le processus de production dans lequel il s’inscrit, condition de sa capacité à porter avec d’autres travailleurs l’exigence d’évolutions de celui-ci en rapport avec l’évolution des besoins sociaux. Les étudiants communistes portent l’idée d’un nouveau système de formation initiale et continue à l’Université dont les parcours, la nature des savoirs enseignés en leur sein et les diplômes auxquels ils conduisent permettent de répondre à la nécessaire hausse générale des qualifications et à la maîtrise par les individus des processus de production.

Sécuriser l’entrée dans l’emploi des diplômés pour protéger tous les travailleurs.

Nous voulons opposer à la régulation du système capitaliste par le chômage et la précarité d’une grande partie des jeunes salariés, une sécurisation de l’entrée dans l’emploi de ceux-ci pour permettre la sécurisation progressive des parcours de l’ensemble des travailleurs. Ainsi, nous ferons de l’entrée dans l’emploi des nouvelles générations de diplômés un des leviers d’une transformation du système économique visant l’éradication du chômage et de la précarité.

Nous devons pour cela construire un dispositif d’accompagnement pour le premier emploi. Ce dispositif doit assurer l’autonomie financière de l’étudiant en recherche d’emploi, une aide pour l’orienter dans ses démarches et réfléchir à préciser son projet professionnel dès le début de l’année d’étude précédent le premier emploi. Il doit aussi permettre le suivi du jeune travailleur dans les premiers mois de son activité professionnelle. Il doit enfin être géré conjointement par les étudiants et les travailleurs.

Pour les étudiants communistes, une insertion professionnelle efficace nécessite la mise en place, au sein d’un pôle public de l’emploi et de la formation pour tous les travailleurs, d’un dispositif d’accompagnement pour le premier emploi.

Promouvoir la Recherche publique pour le progrès humain

La Recherche publique doit être préservée de tout critère de rentabilité. Parallèlement, les institutions au rôle prépondérant comme les organismes de Recherche doivent être indépendants du pouvoir politique : vouloir déterminer à priori quelle recherche mènera à des applications concrètes est une aberration scientifique.

Le maintien du statut des enseignants-chercheurs est une nécessité pour le développement de la Recherche publique et la popularisation des problématiques de Recherche, enjeu majeur que nous soulignons dans la résolution « Construire une Université au service de la démocratie et de la vie en société ».

Promouvoir la Recherche publique est une condition du Développement, c’est-à-dire une condition de l’utilisation des connaissances acquises, par exemple pour la production industrielle d’un produit nécessaire à la satisfaction de nos besoins sociaux. Nous estimons que cela nécessite qu’une part conséquente du PIB soit consacrée à la Recherche publique. Pour les étudiants communistes, la Recherche publique doit donc être préservée de toute exigence de rentabilité et du pouvoir politique et être promue afin de produire les connaissances pour nourrir les travaux de Développement et faire ainsi évoluer notre façon de subvenir à nos besoins.

Par JC 76 - Publié dans : Notre projet pour l'Enseignement Supérieur
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Lundi 29 juin 2009

Le cinéaste a passé quelques jours à Jérusalem, Tel-Aviv, Ramallah,… en compagnie d’une centaine d’élus de gauche de toute la France. Son carnet de bord.


Jérusalem, Shufat, Ramallah… C’était à la mi-avril dernier. Robert Guédiguian accompagne une délégation d’élus communistes et de personnalités sollicitées par l’Association de jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises. Passé le Festival de Cannes, en mai, où il présentait l’Armée du crime, hommage contemporain au groupe Manouchian de « l’Affiche rouge », le cinéaste prend la plume pour rédiger son journal de voyage, qu’il a adressé à l’Humanité.


Montreuil
, le voyage concerne une centaine d’élus locaux de gauche venus de toute la France – grandes villes, petits villages, banlieues parisiennes… Ils m’ont proposé de les accompagner… à mes frais. J’ai accepté parce que l’intervention israélienne à Gaza m’est apparue absolument injuste… Et puis, cela fait un an que je travaille sur la résistance étrangère en France, « l’Affiche rouge »… Le Yiddishland rouge…


Aéroport Charles-de-Gaulle
, on me présente une jeune élue de Marseille. Rieuse, avec un accent à couper au couteau, elle a vu tous mes films. Pour cause, voilà trente-cinq ans je militais avec son père et sa mère. Elle m’explique qu’ils ont collecté vingt-cinq tonnes de marchandises diverses pour les enfants de Gaza… Les dockers ont chargé un conteneur en direction d’Alexandrie, puis Rafah… Curieuse impression de revenir très longtemps en arrière… A l’époque du film de Carpita (le Rendez-vous des quais), où la solidarité internationale faisait partie de notre quotidien… L’internationalisme prolétarien !
Je croise dans la salle d’embarquement le directeur du Festival d’Avignon et le célèbre auteur, acteur Wadji Mouawad… Je le sais libanais d’origine et m’inquiète de son arrivée à Tel-Aviv… Pas de problème, me dit-il, l’ambassade de France s’en occupe.


Aéroport Ben-Gourion
, nous passons facilement, sauf six élus d’origine maghrébine et… Wadji Mouawad, qui, encadré par deux policiers, m’adresse un triste et discret sourire… Cela va durer encore plus longtemps pour lui. Nous allons rester là quatre heures. Pour rien. Les contrôles ont été terminés, mettons, en une heure… Les trois autres heures entretiennent la peur.


Jérusalem-Est
, la porte de Damas… Le jour se lève… Ce sentiment des origines, du début de quelque chose… Le vieil Arabe qui nous accueille à l’hôtel, en costume traditionnel, semble sorti d’un livre d’images… Il est probablement là depuis la nuit des temps… Nous nous couchons enfin. Le premier appel du muezzin résonne.


Silwan,
on laisse à droite le dôme du Rocher et à gauche le mont des Oliviers et là, sous les remparts, le quartier palestinien de Silwan. En 1967, 65 000 habitants… Aujourd’hui 300 000. Ils se sont entassés comme ils ont pu car aucun permis de construire ne leur a été accordé. Habitat troglodyte, anarchique, de bric et de broc… 88 habitants ont reçu un arrêté d’expulsion car… ils n’ont pas de titre de propriété. Au-dessus, encastré dans la colline, un petit immeuble neuf bat pavillon israélien. Voilà la forme légale que prend la colonisation ici. À côté d’une maison détruite, une tente où survit une famille qui ne veut pas partir. Les coups de bulldozer ne sont pas venus à bout du ferraillage auquel sont restés accrochés des morceaux de béton… Comme si une bombe était tombée dans la maison.


Camp de S’hufat
, Cisjordanie, misérable… Chaleur et poussière… Semblable à tous les pays pauvres du Sud… Détritus… Agrumes vendus à même le sol… Maisons en construction qui ne se termineront jamais, terrains vagues et… un haut mur de béton agrémenté de fils de fer barbelés… Le fameux mur n’est pas mitoyen. Il est construit sur le territoire palestinien et rogne encore la ligne verte de 1967. On passe un check point pour retourner à Jérusalem. On croise des enfants qui rentrent de l’école. Les contrôles quotidiens ne les empêchent pas d’être comme tous les enfants du monde. Ils rient, courent, s’apostrophent, joyeux. Le Palestinien qui nous accompagne se querelle avec le militaire israélien qui l’a tutoyé… Il ne supporte pas que l’on maltraite tous ces élus de la France qui sont ses hôtes. Cela monte très vite… On les sépare. Le jeune soldat imberbe face au Palestinien plus âgé me fait penser à un fils face à son père… Nous approchons le chantier de tramways que construit le français Alstom. Il traverse les terres palestiniennes (encore un peu de terre annexée) pour relier les colonies israéliennes entre elles… Il n’est pas prévu d’arrêt en Palestine.

La vieille ville de Jérusalem, toujours et toujours des policiers et des militaires qui, sans aucune raison, interdisent de tourner à gauche, puis de tourner à droite… La peur encore… Entretenir cette peur… Surtout l’entretenir…


Saint Sépulcre
, mur des Lamentations, dôme du Rocher, tous ces gens courbés, agenouillés… Est-ce qu’ils pensent à leur ressemblance ? Est-ce qu’ils pensent à leur statut social ?

L’absence de culture religieuse des élus communistes me fait sourire… Je deviens leur guide.

Rencontre avec les parents de Salah Hamouri, leur fils, étudiant du FPLP, a été arrêté parce qu’il se promenait près de la résidence d’un chef religieux. J’apprends qu’il est en prison depuis quatre ans, dont trois ans sans procès, puis a été condamné à sept ans. La démocratie israélienne dispose d’une procédure administrative d’incarcération : il y a 11 000 prisonniers politiques.

Mme Fadwa Khader du Parti populaire palestinien, tristesse d’apprendre que les liens entre progressistes, pacifistes israéliens et palestiniens se sont évanouis depuis l’intervention à Gaza. « Si le mur respectait les frontières de 1967, je le construirais avec eux », nous dit-elle. Un jeune élu de Septèmes (près de Marseille) me tape sur l’épaule pour me saluer… Je me retourne et je vois une table de jeunes élus, arabes, français et communistes… Cela me réjouit.


Tel-Aviv
, section du Parti communiste israëlien. Rencontre avec Dov Khenin, député communiste à la Knesset. Des portraits peints de Lénine et de Marx ornent les murs de la salle de- réunion. J’ai l’impression d’être dans un décor, une reconstitution historique… Dov citera aussi Rosa Luxemburg et Antonio Gramsci… Je continue à penser que ce sont de bons auteurs. 35 % des voix pour la coalition qu’il conduisait aux municipales contre le Likoud, les travaillistes, Kadima, les religieux… Bref, contre tout le monde et contre tout l’argent du monde. C’est la campagne la plus chère que tous ces partis ont menée. Et pourtant Hadash, cette nouvelle coalition conduite par Dov, n’avait que des pancartes sur les balcons des militants… 2 800 balcons comme affichage. L’élection s’est jouée sur la question palestinienne car Dov avait été l’avocat des « Refuznik » et traîné dans la boue pour cela. Sa position est claire sur deux peuples/deux états… 75 % des 35 % de ses voix sont des jeunes de moins de trente-cinq ans… Seul bémol, Tel-Aviv est une ville très particulière en Israël, un peu comme une île… de l’espoir tout de même, enfin…


Sous les remparts de Jérusalem, devant un olivier, Hagit Ofran nous raconte le déclin de La paix maintenant. Comment ne pas penser à tous les prêcheurs, à tous les hommes de bonne volonté !

Rencontre avec Hind Khoury. Elle est très belle comme ces femmes qui, dès qu’elles sourient, redeviennent les jeunes filles qu’elles ont été.

Très désespérée par la dislocation des liens qui font qu’un peuple est un peuple, des liens infimes, intimes ; elle parle de la disparition des anniversaires, noces, rites familiaux… De toutes les fêtes… L’extrême difficulté à vivre ensemble à cause de toutes les formes de barrières à franchir dissout ce peuple, en isole les particules, l’atomise.


Tombeau d’Arafat
, je pense au désespoir d’Arafat assiégé, entouré par les chars israéliens à la fin de sa vie, faisant les cent pas dans son bureau, comme seul exercice quotidien. Mme Barghouti vient nous parler de son mari et des quarante-cinq autres parlementaires emprisonnés. « Malheur au pays qui a besoin de héros. »


Bir Zeit
, les élections universitaires… Sortent avec des drapeaux de toutes les tendances des étudiants en jeans, cheveux longs ou barbus, des jeunes filles très voilées ou très maquillées… Grande diversité. Très proche, le vieux village de Bir Zeit est reconnaissable de loin au clocher de son église chrétienne.


Ramallah
, la fête dans la maison de la culture… L’accueil est aussi touchant que le lieu est pauvre. Modestie des costumes de danse, chaises en plastique, sono déplorable…

Dans un bar, Mme Rameh semble nous dire que tant qu’Israël ne sera pas parvenu à la maturité, la cause palestinienne ne pourra pas avancer. L’aide internationale est un piège ; elle empêche le développement plus qu’elle ne le favorise. Elle génère la corruption et la mendicité.


Check point de Ramallah
, je vois des hommes en bleu et des filles en uniforme. Les hommes en bleu : c’est le début de la privatisation de la surveillance des points de passage. Ils sont plus de six cents. Très juteuse affaire, cédée à l’une des grandes fortunes d’Israël. La fille en uniforme ne sourit pas. Elle nous fait descendre du bus et veut voir nos bagages. Nous passons dans un couloir grillagé jusqu’au-dessus de nos têtes, un par un, comme des fauves en cage ; les portillons tournent comme dans les grands hôtels. Mais là, très étroits, trop étroits pour les personnes fortes, les grosses valises non plus ne passent pas. Nos bagages sont examinés, nos papiers aussi. Le contrôle est fini. Non, ça continue, il faut encore passer deux portillons, pour aucune raison apparente… Pour bien nous abaisser, nous humilier ? Je ne sais pas… Ce que je sais, c’est que mon veston et mon pantalon sont dégueulasses, tâchés par la poussière tenace de tous les barreaux où je me suis frotté. Ça me rend fou.

Je me dis alors que s’il n’y avait aucun contrôle, aucun barrage, aucune attente par tous les temps, dans la chaleur torride ou sous une pluie torrentielle, pour se rendre à son travail ou à l’université… Il y aurait moins d’attentats, moins de kamikazes… Il y en aurait… Mais il y en aurait moins… C’est une chaîne de fabrication de fous, pas de terroristes, de fous.


Visite des alentours de Jérusalem
, on passe sur des ponts israéliens flambant neufs qui enjambent des chemins de terre palestiniens. Des infrastructures modernes relient les colonies entre elles… Le mur qui, par endroit, les entoure pour les protéger, les inclut de fait dans Israël, encore et toujours l’annexion déguisée. Entre elles se situent toujours un poste à essence et une zone industrielle. Comme dans les westerns, le point d’eau pour les locomotives,
le poste à essence est nécessaire à la conquête de l’Est vers le Jourdain…


Bref, de la mer au Jourdain
, une continuité spatiale d’Israël qui réduit les terres palestiniennes à environ 14 % de la Palestine historique. Deux pays, mais l’un au-dessus de l’autre disent les humoristes ; d’autres parlent de gruyère à propos de la Cisjordanie. Les négociations de paix sauvent les apparences, font passer le temps : le temps nécessaire à la conquête de l’Est. De Ben Gourion à Sharon, la stratégie n’a pas changé d’un pouce… Ils n’auraient pu rêver mieux que l’attaque désastreuse d’Israël en 1967 qui fournit depuis lors l’excuse, l’occasion, le prétexte inespéré de la poursuivre. Les Palestiniens n’ont jamais été soutenus par les autres pays arabes. L’allié objectif, aujourd’hui, d’Israël est l’Iran, à travers ses déclarations négationnistes et anti-israéliennes… Les camps palestiniens dans les pays arabes sont des ghettos…

L’idée d’une grande Palestine où vivraient en paix juifs, Arabes et d’autres communautés est un rêve qui ne peut se réaliser qu’après une longue étape où deux États sur les bases édictées en 1967 par l’ONU existeraient. Le fait national palestinien est aujourd’hui tout aussi irréversible que le fait national israélien. Leur existence devrait être reconnue et garantie par la communauté internationale à l’unanimité, libérant ainsi Israël de sa peur. Ensuite, plus tard, après les empires, les nations, les régions, le monde reviendra peut-être à des formes plus internationalistes, comprendra enfin que nos identités particulières sont à construire autant qu’à affirmer, et qu’il n’existe aucune nation ethnique. Il n’existe au sens strict que des nations démocratiques, donc nécessairement multiethniques. L’Occident impérialiste a créé et continue à créer des entités pour le servir. Au diable l’histoire, au diable le droit du sol, et le droit du sang… Je ne peux pas croire que le peuple israélien acceptera que son existence fasse disparaître le peuple palestinien. Et je sais aussi qu’un peuple qui en opprime un autre forge ses propres chaînes.


Dans l’autocar
en direction de l’aéroport Ben-Gourion, je continue à penser qu’il est insupportable de voir de pauvres gens s’entretuer pour des intérêts qui ne sont pas les leurs, de pauvres gens instrumentalisés par des « élites » éloignées de la vie même. Je pense aussi à tous ces élus qui, dans leurs communes, vont être des porte-parole du peuple palestinien, afin qu’il ne s’efface pas, et du peuple israélien, afin qu’il n’ait plus peur.

Je me dis que si nous ne manquons pas de communisme (ce dont je doute), nous manquons fortement de communistes.


Robert Guédiguian

Par JC 76 - Publié dans : Situation internationale et européenne
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Dimanche 28 juin 2009

L’ARROGANCE LIBÉRALE EST DE RETOUR !
Halte aux abus, s’étaient écriés les dirigeants du G8 et Sarkozy.
Les élections passées, ils font tomber le masque. Place au fric.
Notre analyse


ENTRETIEN AVEC PIERRE LAURENT

Pour le coordinateur du PCF « l’ambition du Front de gauche est de porter une alternative politique majoritaire »


IRAN

Après l’élection contestée d’Ahmadinejad, l’engrenage de la violence


LE CAMPING A UNE SUPER COTE

Un vacancier sur quatre a choisi ce mode de vacances.
Effet de crise ou tendance ?
Enquête


LES LEÇONS DU 13 JUIN

Le mouvement intersyndical piétine, le gouvernement tape fort…
L’unité peut-elle encore apporter des résultats tangibles ?


MARTINIQUE

La « pwofitasyon » n’est pas morte


REMANIEMENT

La course à la gamelle, un classique efficace


RFI, FRANCE TÉLÉ, AFP…

Colère dans les médias publics


AÉRONAUTIQUE

1909, premier vol, premier Salon du Bourget.


GRIPPE A

L’heure est à la vigilance, pas à la panique


RÉGION

TGV. Alliot-Marie sabote une ligne


DÉFICITS PUBLICS

La chasse est ouverte… et vous êtes le gibier


RENCONTRE AVEC BREYTEN BREYTENBACH

L’écrivain sud-africain nous dit que l’apartheid continue. Il est… économique.


PROCHE-ORIENT

Le premier ministre israélien prend parti contre la paix


CENTRE CULTUREL

À Bagneux, une Maison de la musique et de la danse


NATATION
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Coralie Balmy, miss monde 200 mètres


IL ÉTAIT UNE FOIS…

1979. Margaret Thatcher devient premier ministre…


SCIENCES ET DÉCOUVERTES

Le maquillage, une pratique vieille de 4000 ans


MOATI NE RIPOSTERA PLUS

France 5 met fin à l’émission politique de Serge Moati, après 10 ans d’existence, Explications


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Par JC 76 - Publié dans : Humanité
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Samedi 27 juin 2009

Un bac ès licenciements ?

Un sujet distribué aux candidats au baccalauréat technologique leur demande de justifier… une procédure de licenciement d’une salariée pour défaut de performance. Stupeur…


La crise, façon sujet du bac Sciences et technologies de la gestion (STG). Soit une employée, en qualité de commerciale dans l’entreprise Sectora. Elle prospecte les grandes surfaces pour tenter de leur vendre des postes de caisses ergonomiques… Mais, la conjoncture morose aidant, elle ne parvient pas à remplir ses objectifs de vente. Après plusieurs formations prescrites par son employeur, la vendeuse n’améliore pas ses performances. Sujet distribué aux candidats de la série STG, épreuve économie-droit, cette année : la salariée reçoit « la lettre jointe en annexe (une convocation pour un entretien préalable au licenciement — NDLR) et conteste la décision prise à son encontre. Elle menace de porter l’affaire devant le tribunal. Le directeur de Sectora vous demande conseil »…


Parmi les conseils attendus du candidat : « Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal  », « montrez en quoi la procédure de licenciement permet de garantir les droits des salariés  » (sic). Le MEDEF n’aurait pas trouvé mieux comme thème de colloque pour faire plancher les patrons… Sur un plan méthodologique, pourtant, le sujet est conforme aux enseignements des STG. « Ce sujet ne me choque pas, il est complètement dans le cadre des programmes, estime Catherine, une professeure d’éco-gestion en lycée professionnel. Et je vous rassure, en classe, on ne traite pas que des licenciements ! Nous leur apprenons aussi à savoir lire une convention collective ou encore à décortiquer les règles en matière de droit du travail… »


Autre son de cloche à l’Union nationale lycéenne (UNL), jointe par l’Humanité, choquée à la lecture du sujet, indicateur d’une « dérive » dans les apprentissages, selon le syndicat lycéen. « Le sujet n’est vraiment pas approprié dans le contexte de crise qui frappe en particulier les jeunes, on le croirait écrit par Laurence Parisot  », réagit Antoine Evennou, secrétaire général. « Désormais, les apprentissages ne visent plus à apprendre à l’élève comment remplir ses droits et devoirs en tant que futur salarié, mais à justifier les licenciements  ». Pour le responsable syndical, « on attend de la formation en STG qu’elle permette l’accès aux connaissances qui favorisent l’insertion professionnelle des jeunes, et non qu’elle vise à justifier leur exclusion ».


Au SNES, syndicat enseignant majoritaire dans le second degré, la surprise est aussi de mise. « C’est extrêmement bizarre, commente un responsable. Bien sûr, l’élève sera jugé avant tout sur sa capacité analytique pour solutionner un problème, mais on aurait pu envisager de le faire travailler sur d’autres thématiques tout autant d’actualité, par exemple : comment maintenir le poste d’un salarié handicapé dans une entreprise ? La problématique inverse (celle de la sauvegarde de l’emploi en temps de crise – NDLR) aurait été tout-à-fait pertinente et adaptée  »…

Par JC 76 - Publié dans : Education
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Vendredi 26 juin 2009
 

Pour le respect de nos droits fondamentaux et de notre dignité !

 

 

Depuis février 2009, les résidents du foyer

AFTAM de Grand-Quevilly vivent un cauchemar.

 

La réhabilitation en cours pour soit disant « donner plus de confort, de sécurité et d’hygiène aux résidents du foyer » (comme l’écrit le directeur de l’Unité Territoriale de l’AFTAM, association gestionnaire dans son courrier de début juin en réponse à une lettre des résidents qui l’alertait le 30 mars 2009) a entraîné plus de précarité, d’insécurité et une atteinte à notre dignité.

Si plusieurs réunions de concertations se sont déroulées, les revendications des résidents n’ont pas été prises en compte et une partie d’entre nous a été dans l’obligation de déménager en catastrophe dans des chambres encore en travaux, sans équipement adapté ni possibilité d’aération. Tous les espaces collectifs de convivialité, de détente, de rangement, de vie quotidienne ont été supprimés pour augmenter la capacité d’accueil du foyer dans un souci de rentabilité sans volonté de respecter les modes de vie et les besoins des résidents dont certains sont au foyer depuis de très nombreuses années. Trop de résidents ont vécu des tracasseries et des humiliations. C’est inacceptable !

 

Appel à la mobilisation et à la solidarité

Depuis plusieurs semaines les résidents se sont constitués en comité et ont fait circuler une pétition signée par de très nombreux résidents.

Des demandes d’audience ont été adressées le 4 juin aux différents partenaires de cette opération de réhabilitation (Le Préfet, le Maire de Grand-Quevilly, le Directeur de l’AFTAM, Habitat Quevilly le propriétaire, la DDASS).De nombreux soutiens ont répondu à notre appel à la solidarité.

Face à cette mobilisation, le directeur de l’AFTAM a répondu à notre courrier après plus de deux mois d’attente et un point phone a été rétabli.

La lutte doit se poursuivre !

Le comité de résidents vous appelle à vous rassembler pour soutenir ses revendications et obtenir une audience

jeudi 18 juin 2009 à partir de 17H devant la préfecture –Rouen rive droite –

Nous, résidents du foyer AFTAM de Grand-Quevilly, vous invitons à venir nous rencontrer et à nous soutenir.

Nous ne pouvons continuer à survivre à deux ou plus dans un espace réduit (8 à 10m2 comprenant une plaque chauffante, des lits, un sanitaire, une douche) sans aération.

Nous en avons assez des loyers élevés, des déménagements en catastrophe et sous la menace, des emménagements dans des chambres avant la fin des travaux, des humiliations de la part du gérant, d’une absence de dialogue et de concertation avec la direction.

Nous avons droit à une vie décente et à une gestion du foyer soucieuse de la dignité de tous ses habitant(e) s.

Nous revendiquons :

  • Des salles de réunion et de convivialité : réfectoire, cafétéria, salle de télévision, cuisine

  • Des espaces adaptés aux enfants et aux familles

  • Des placards de rangement, un point phone pour recevoir des appels

  • Des douches et sanitaires collectifs, des loyers raisonnables

 

Comité de résidents foyer AFTAM soutenu par : ASTI de Petit-Quevilly- CDLF -Collectif Solidarité de Saint-Etienne-du-Rouvray- CGT privés d’emplois et précaires -DAL -Emancipation- Alternative Libertaire- ASS Forum Social des Quartiers Populaires de Haute-Normandie- Gauche Unitaire- LDH- MAN- NPA- SUD Education Haute-Normandie- Fédération pour une alternative sociale et écologique- Union Syndicale Solidaires 76-

UL CGT- Cimade- Fédération Anarchiste (Rouen) -Jeunes Communistes 76- PCF Rouen- et Grand-Quevilly-- RESF- Pastorale des migrants- ACE-

Par JC 76 - Publié dans : Problème de société
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